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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:56

Oui je sais, c’est pas vivant une machine à laver.

Elle ne se rappelle pas vraiment, ma machine lavante-séchante, le jour où on est venu l’installer dans le premier appartement que j’avais choisi en emménageant dans ma nouvelle région.

C’était un petit deux-pièces, un peu biscornu comme je les aime, avec une mezzanine très mansardée au-dessus du séjour, sur laquelle j’avais fait monter mon lit. J’ai arrêté d’y dormir après la mort de mon chat, parce que les souris ont trouvé une ouverture et ont commencé à venir visiter.

Et puis l’ours est entré dans ma vie et il n’aurait jamais réussi à y tenir assis.

 

Je l’aimais bien mon petit appartement en désordre, aux volets trop vieux mais à l’intérieur « refait à neuf » par des ouvrier qui avaient salopé le travail. Encore, les poignées de portes montées à l’envers, ça j’avais su m’en débrouiller, mais l’arrivée d’eau trop près du mur pour réussir à visser le tuyau de la machine, je ne m’y attendais pas. Trop tard, l’engin était livré …

Ma machine a donc été reconvertie en guéridon pendant 1 an, devant le comptoir qui délimitait l’espace entre la minuscule cuisine et le petit séjour. Le chat grimpait dessus pour pouvoir atteindre les barreaux en haut de l’échelle et arriver plus rapidement sur la mezzanine.

 

Et puis il y a eu l’ours, et il y a eu le SMS où il me proposait de faire des roulades dans le parc près de chez lui, et puis il y a eu lui-et-moi. Et la machine est allée prendre sa vraie fonction dans son appartement à lui, tandis que moi, je continuais à passer 2h par semaine au lavomatic et déposer mes draps au pressing (à l’époque ils étaient bien pliés !).

 

Et puis il y a eu nous, nous 3, dans un nouvel appartement bien fonctionnel, plus du tout biscornu, mais de plus en plus peuplé. Beaucoup de mes meubles ont disparu, il a fallu faire des tris.

La machine, on l’a gardée, elle a même vu arriver un lave-vaisselle avec la 1ère prime de naissance. Et elle a continué à tourner, de plus en plus souvent.

J’ai ravalé mon écologie et branché régulièrement le sèche-linge, pour venir à bout des draps, des couettes, des serviettes …

Elle a tenu bon, ma machine, elle a vu les bodies, les inserts et les couches, les premières petites robes. Elle a revu les bodies, les premières robes cousues main, les changements de taille de ma garde robe, les changements de mode aussi. Les déguisements, une dernière série de bodies, les tailles de vêtement qui montent ... Les lessives qui s’enchaînent à un rythme de plus en plus soutenu, les saisons qui passent avec les taches d’herbe et puis de boue, et puis d’herbe à nouveau, de chocolat chaud ou de glace au chocolat …

 

Ca fait deux fois qu’on fait venir le réparateur. Elle fait des bruits bizarres en tournant, ma machine, quand elle rince et essore ça dégage une drôle d’odeur. Et il n’y a plus de fonction sèche-linge.

L’affaire des poux a été l’occasion de trop, les draps pendaient à toutes les portes, le linge s’entassait au pied de la machine qui a tourné vaillamment, sans relâche, mais en couinant de plus en plus pitoyablement.

 

Alors hier soir j’ai fait une dernière lessive, le temps de lui dire adieu, et puis on va venir la reprendre et en installer une neuve. Une machine qu’on a choisie à deux, qui répond aux attentes fonctionnelles de l’ours, à mes exigences, qui s’intègrera dans notre appartement, et qu’on a payée ensemble. Ce ne sera plus la mienne : ce sera la nôtre. A l’heure où j’écris ces lignes, on doit être en train de l’installer.

 

C’est que du plastique, du métal et des câblages, ma machine, mais ça me fait quelque chose.

 

Menfin, quand la tuyauterie ne fonctionne pas, il faut s’en défaire, n’est-ce pas.

Je compatis. Pleinement.

 

Adieu ma machine, un petit bout de vie avec toi et c’est passé.

Tu m’as connue célibataire, tu me quittes mère de famille nombreuse. J’espère qu’on ne va pas t’envoyer à la casse mais te donner à un de ces magiciens qui saura te réparer et te permettre de rendre service à un autre foyer.

J’aime pas les adieux.

 

En ce qui concerne ma propre tuyauterie, bonne nouvelle, pas de caillou coincé, on peut se concentrer sur une seule intervention.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:14

Dans le top 10 des expériences de la maternité que je ne voulais pas vivre, ça va surprendre mais je crois que je plaçais la pédiculose (oué j'utilise des mots savants).

 

Bon.

 

La bonne nouvelle, depuis que la maman de G. (la meilleure copine de ma nounette) a trouvé ce matin des poux dans la tête de sa fille ... 

depuis qu'on a bien aperçu, lors d'une inspection attentive suite à son coup de fil, du mouvement dans les cheveux de notre nounette ...

depuis qu'elle nous a confirmé que oui, sa tête la démange depuis hier ...

depuis qu'on a passé la moitié du samedi à shampouiner les 4 individus à poil long de la famille ...

depuis que l'ours a passé le célèbre peigne dans les 3 tignasses de ses mouflettes (oui moi je fais déjà des loopings quand il reste des insectes dans la salade alors l'ours a accepté de se dévouer) ...

depuis que j'ai vaporisé du spray sur tous les textiles que je ne pouvais pas laver (sièges autos compris of course) ...

depuis que j'ai commencé à laver tout le reste (évidemment ça tombe quand le sèche linge m'a lâchée) ...

depuis qu'on a refait le traitement pour la nounette (bah sur les 5 bestioles retirées de sa tête il y en avait une qui bougeait encore) ...

depuis qu'on ne l'a pas refait pour les autres (bah l'ours n'a rien trouvé) ...

...

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9511.jpg

savez-vous traquer les poux ?

 

... C'est qu'on a enfin lavé les housses du canapé.

Depuis le temps qu'on dit qu'on va le faire (et maintenant  j'ai la preuve que ça tient à 60°C).

On a aussi lavé tous les doudous (à 60°C aussi - je croise les doigts pour qu'ils ressortent intacts, ils sont en essorage là).

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9512.jpg

désolée GrosChéri : 80cm, tu ne rentres pas dans le tambour ...

 

 

Et je n'ai plus un seul noeud dans les cheveux.

 

Je n'ai rien trouvé sur ma tête (j'ai traité quand même, okazou). Sauvée par la fatigue ? je me suis écroulée hier soir avant d'avoir couché les filles. L'ours est bien venu me chercher, mais paraît qu'en m'entendant ronfler (bah j'ai un rhume) il s'y est collé seul.

Du coup, pas de  bisou du soir avec les cheveux maternels se déployant en rideau sur le terrain de jeu des parasites nounettiens.

 

 

Enfin on n'est pas sortis d'affaire.

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9510.jpg

 horreur, malheur ...

 

Bref, j'appréhendais, mais on aura survécu à la première infestion parasitaire. Merci à l'ours qui a assumé l'exclusivité du maniement du peigne (enfin je l'ai fait sur moi quand même, hein).

 

Ca pourrait être pire.

Tiens, par exemple, je pourrais être en train de programmer une opération avec anesthésie générale.

 

(mais je le suis paaaas ... pas encore !

Ma vésicule a un sursis : il y a peut-être un calcul dans le canal cholédoque, hahaha moi je sais ce que c'est et vous pas - pourtant vous en avez un aussi.

Je gagne un IRM - chouette, moi qui choisis toujours les places côté couloir tellement j'ai du mal à être coincée sans pouvoir sortir facilement - et peut-être une deuxième intervention sous anesthésie générale, youpi).

 

Bon, après toutes ces histoires de petits compagnons et de plomberie organique, je vous laisse : je vais aller voir l'état de Mayou et ses copains.

 

Et préparer le flacon de spray de lotion répulsive pour les têtes des mouflettes.

Pendant que j'y suis, je crois que je vais les vermifuger . 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:18

Depuis la fête des pères, l'ours a ressorti sa PS3.

 

Oui parce que les filles lui ont offert (avec mon aide) le jeu "Toys Story 3".

 

Du coup, la nounette (qui n'est pas à une addiction près quand on parle d'écran) s'est prise de passion pour la manette, le concept, l'univers ... et se roule par terre tous les matins et tous les soirs pour réclamer la péessetrois  => maman-en-or a cadré direct : "trente minutes maxi, et pas de crise quand c'est fini : si tu ne sais pas t'arrêter c'est que tu ne peux pas commencer" ... (et là, la nounette fait la tronche et tente bien quelques petits psychodrames ou autres "tu te prends pour la reine ou quoi ?" qui nous font nous demander à quoi ça sert de n'avoir pas d'ado à la maison).

Ce qui est surtout frappant c'est sa vitesse de progression. Elle commence à être meilleure que son père.

Pendant ce temps la poupette joue avec les figurines Toys Story reçues pendant une visite à Disneyland - elle promène Woody devant l'écran télé pendant que l'ours aide la nounette à diriger son Woody virtuel et que la choupette mâchonne une figurine Buzz.

C'est ça, le rapprochement des générations.

On est geek ou on ne l'est pas (et encore, on refuse de tomber dans la console).

 

Et le soir, pendant que les générations descendantes écrasent (pas pour longtemps, la choupette est bien sûr retombée malade et la poupette sort ses dernières molaires), l'ours joue.

 

Call of Duty et Ramirez, c'est fini.

Heureusement, il reste le nouveau Call of Duty que l'ours n'a pas encore exploré. Sans parler de çui qui va sortir en fin d'année (des idées pour Noël).

 

L'ours fait des courses automobiles, mais ça demande un peu d'organisation : faut accrocher le volant au bureau des mouflettes, ça fait du bruit à installer donc l'ours y joue la journée en général, et les mouflettes se battent pour lui piquer le volant (vous verrez qu'elles passeront leur permis plus vite que moi).

L'ours fait des batailles aériennes aussi, sauf que c'est pas très passionnant à regarder (forcément : ça a lieu la nuit, pour faire réaliste).

 

Heureusement l'ours a ressorti un jeu de guerre.

Eh ouais.

Bad Company, ça s'appelle.

C'est un groupe de nigauds mal rasés et en tenue de camouflage, avec des armes, qui font des blagues vaseuses, et se promènent gracieusement à pied ou en char d'assaut au milieu des lignes ennemies. Ouais, c'est un jeu pour nous, les hommes. Les virils, les poilus. Vous les gonzesses vous pouvez pas comprendre.

Les ennemis, ce sont les carrés rouges sur l'inclusion d'image en bas à gauche (on les reconnaît parce qu'ils nous tirent dessus). L'objectif c'est le triangle rouge. On a des fusils, et des bombes commandées par un boitier qui ressemble à un iphone (c'est gadget, c'est pour nous les hommes).

On ne sait pas pourquoi ce sont des ennemis, hein, nous on est des soldats, juste faut avancer et les dégommer (il y a une voix vaguement féminine dans le casque qui indique la mission, sans trop de détail quand même, c'est pas fait pour réfléchir).

 

Tatata, vous pensez que l'ironie de l'ours a déteint sur moi ? que j'exagère ?

Que nenni. Mais tentons un test.

 

Je demande à l'ours (qui est très concentré) quelle est la mission.

"Là faut tuer tout le monde. Toutes les cibles rouges. Là j'en ai descendu une".

 

HA !

 

CQFD.

 

Quand j'ai demandé à l'ours, en écoutant les blagues désopilantes des autres soldats, si son personnage était aussi couillon, il a répondu "sûrement, on est la Bad Company".

 

Alors pour celles qui s'interrogent, je voudrais dire que mon ours, c'est le champion au jeu-apéro du Lookea-club. Il a une culture générale que je voudrais la même, il cuisine super bien le fondant au chocolat, il sait marcher dans le désert de sable sans effort, et cette nuit il s'est levé 3 fois d'affilée pour bercer la choupette pendant que je comatais misérablement (je ne l'ai même pô entendue hurler les premières fois). C'est quelqu'un, mon ours.

 

Donc ricanez pas trop, ça peut vous arriver aussi.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 10:58

Eeeeeh oui, mes mouflettes aiment les bêtes.

 

Après la tique que ma nounette a rapportée d'une promenade dans les herbes hautes ...

(c'est l'ours qui a officié avec une pince à épiler pour la désincruster, pendant que maman-en-or faisait compter la nounette pour la distraire et lui éviter de se démancher le cou en tentant de voir l'objet de l'inquiétude parentale, heureusement fichée dans son dos au niveau de son omoplate)

 

... on procède à un élevage de vers.

 Enfin je pense, vu comment la poupette se gratouille les fesses. A tout hasard, j'ai vermifugé les 3 mouflettes. Oui, je sais, vous pouvez appeler la SPA.

 

C'est beau la nature.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 08:10

"Maman, c'est drôle, quand tu es assise comme ça (vautrée sur le canapé avec l'ordi sur les genoux NDLR) on dirait que tu vas avoir un bébé.

Mais on n'aura pas de 4ème enfant, hein" conclut ma nounette qui part en sautillant ...

 

laissant sa maman baisser les yeux avec une ombre de désespoir sur ses 8kgs de surpoids, dont la moitié dans le bide, que rien ne décroche même au bout de 1 an de régimes et de privations (entrecoupées de périodes d'alimentation normale pour cause d'énergie basse - mais même pas triché à Pâques). Ouais, vivement la rentrée prochaine, qu'on dorme la nuit et que je puisse reprendre le sport, on veut y croire.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:32

Dans les trucs qui m'interpellent, il y a un sujet qui revient fréquemment, pour peu qu'on allume la lanterne magique. Ce qui n'arrive plus très souvent chez nous, du reste. Avant on regardait les infos, mais maintenant qu'on a 3 paires d'yeux vrillées sur l'écran, on évite d'y imprimer des images de matraques, manifs, incendies, tsunami, guerres ou autres misères qu'on montre sur les écrans français.

Les journaux télévisés sont très catastrophistes en France, et les pires nouvelles sont suivies - sans transition - d'une page de pub guillerette avec les décibels au maximum.  

 

Mais bon, parfois on regarde de chouettes émissions - avec des histoires de décoration d'intérieur ou des belles voitures - des documentaires instructifs, quoi.

Des trucs que nos petites intoxiquées vont mater sans danger - à commencer par la nounette, trop contente de pouvoir se vriller à un écran sans que ses parents ne regardent le chronomètre. Elle est capable de s'intéresser même à un écran de veille, ma nounette.

 

Et forcément, il y a des pubs.

Bon, c'est bruyant, c'est flashy, c'est tout public, la pub : les filles sont positivement scotchées. Même la choupette en arrêterait de mouiner en cherchant sa mère des yeux.

 

Parfois c'est joli, poétique et drôle, la pub.

 

Parfois c'est du martèlement à la limite du supportable.

Je me rappelle encore le matraquage pour un lapin en chocolat : 3 mois après Pâques ma nounette de 22 mois reconnaissait encore la musique et frétillait d'impatience "le lapin !!" alors que non, fini le lapin, c'était juste la pub pour le chocolatier.

En plus c'est même pas la peine de nous mettre ça à la télé, vu que dès le mois de mars les hyper vous collent dans les roues des caddies des pyramides géantes de ces lapins à cloche ... que vous arrivez à contourner magistralement en faisant des diversions hallucinantes ... tout ça pour retomber dessus à la supérette d'en bas en allant sans vous méfier acheter des compotes en gourde.

"Mamaaan t'as vu ?!!".

Bon, et comme on est faible, que l'ours aime le bon chocolat noir, et que la pounette est en pleine période "famille", on repart avec, en plus des compotes, le papa lapin et la maman lapin et le bébé lapin (deux bébés lapin, vu que le deuxième est à 50% de réduction et qu'il y a désormais deux mouflettes croqueuses de chocolat - au lait, pour elles).

Promis l'an prochain, à partir de mi-mars les filles ne mettront plus les pieds dans un magasin comportant plus d'1 mètre linéaire de produits alimentaires.

 

Nan mais surtout, les pubs, parfois, c'est carrément de l'intox.

Déjà, rappelez-vous une pub pour une boisson gazeuse aux édulcorants, on montrait toutes les étapes marquantes de la vie d'une femme : le shopping, la plage, la fête, la maternité.

 J'essaie de me rappeler mais je ne crois pas que le travail était une occupation marquante.

La pseudo jeune accouchée, avec dans les bras un nouveau-né rieur et joufflu d'au moins 4 mois, avait le ventre plat comme un mur et le visage réjoui et reposé de ma coiffeuse célibataire de 20 ans - qu'on ne me dise pas qu'elle venait de traverser 9 mois de grossesse, un accouchement et la suite.

Bon, je vous accorde, c'est quand même plus télégénique et surtout plus glamour pour vendre un soda que si on montrait la réalité, les bourrelets et le ventre gonflé en-dessous d'un visage comme le mien - réjoui aussi, hein, derrière les cernes.

N'empêche que … si les publicitaires shootés à la caféine qui nous ont pondu … ça ont des ovaires, j'espère qu'elles y repenseront avec un brin de consternation amusée quand elles accueilleront leur premier enfant.

 

Dans le style invraisemblable, vous vous rappelez la pub "un inconnu vous offre des fleurs" ? 

Déjà c'est bien quand un connu vous en offre (je dis ça, c'est pour glisser que j'ai reçu il y a quelques mois un bouquet de l'ours, qu'il m'a rapporté après sa matinée en solo au salon de la BD du Bourget, zêtes jalouses, hein ?).

 

Sinon c'est pas toujours très clair, les pubs.

 

Tiens, par exemple, l'autre jour, on voyait une jeune femme sophistiquée se lancer dans des mouvements souples pouvant passer pour être d'une sensualité torride dans l'imaginaire masculin.

"Maman, elle fait quoi, la dame ?" m'a demandé perplexe ma nounette, qui n'a pas d'imaginaire masculin.

"Je sais pas ma nounette, je pense qu'elle danse.

- Mais la musique elle est pas belle ?" s'est inquiétée ma princesse de bal.

C'est pas faux. En même temps c'était pour vendre un parfum, pas des enceintes sono. Bon c'était après Turbo, on n'est pas dans la cible.

 

Et il y a quelques temps l'ours m'a fait signe : il venait de recevoir un e-mail de pub pour le site d'un hypermarché qui offrait la première livraison*. L'ours, qui a en temps normal le sarcasme facile, hennissait d'indignation "ils sont débiles, c'est marqué frais de livraison offerts* et juste en dessous c'est écrit que non !"

Effectivement, la mention "première livraison offerte*" était suivie d'un astérisque. Cet astérisque renvoyait à un texte écrit en caractères minuscules, histoire de gruger d'emblée tous les clients presbytes, qui précisait "*Frais de livraison offerts à partir de 120 euros d'achat pour une première commande hors frais de livraison".

 

C'est pas crétin quand même ?

 

Oui, je sais que vous avez compris ce que veut dire cette phrase fumeuse, amie lectrice. A la 2ème ou 3ème lecture, certes, car c'est quand même particulièrement nébuleux comme formulation, j'imagine que la ponctuation est facturée trop cher dans les courriels. Et je fayotte, pour consoler l'ours, qui lit ce blog.

 

Mais faut bien voir que c'est aussi envoyé à des hommes, cette pub !!

Faudrait quand même que ça soit à portée du cerveau masculin.

Certes plus gros, hein (tout le monde ne peut pas avoir les circuits féminins miniaturisés à fonctionnement optimisé par des années d'utilisation intensive). Ainsi, les hommes ont plus de matière grise, histoire de s'assurer que le jour où un neurone tente de se connecter à un autre il ne passe pas trop de temps à en trouver. Tout ça est une question d'entraînement je vous le concède. (Je ne voudrais pas faire de généralisation hâtive, surtout que l'ours lit ce blog et que l'ours est indéniablement un homme, avec toutes ses fonctionnalités utiles : vous savez, quand il y a un moustique dans la chambre et qu'il vole plus haut qu'1,60m).

 

De fait, la plupart des publicités sont accessibles aux hommes. Car, même une fois sorti du travail où il donne le meilleur de lui-même, le mâle humain a quand même une bonne faculté d'analyse-au-quotidien.

Je veux dire, pour reprendre un exemple donné par l'ours lui-même, si on considère les facultés intellectuelles du jambon de Bayonne, par exemple, le mâle humain lui est quand même supérieur (j'espère qu'aucun jambon de Bayonne lisant ce blog ne m'en voudra de généraliser, c'est une moyenne, hein). Et dans nos temps modernes, dans notre beau pays et sous notre climat aussi tempéré que clément, il arrive de plus en plus souvent que le mâle humain fasse les courses.

Personnellement j'ai toujours un moment d'appréhension quand j'envoie l'ours ou que je le laisse s'en charger. D'abord parce que dans ce cas c'est moi qui garde les mouflettes (paraît que nan mais c'est pas possible de faire les courses avec les 3). Et surtout parce que je ne suis jamais sûre de ce que l'ours va rapporter, et que je ne suis pas sûre non plus de ce qu'il va oublier. Disons que la liste est indicative. Mais indispensable, hein, j'ai pas parlé du niveau d'initiative masculin globalement insignifiant, et de son besoin conditionné d'instructions précises … seulement le mâle humain prend la liste des courses pour ce qu'elle est : un rappel de ce que sa femelle aimerait acheter si c'était elle qui faisait les courses. Sauf que c'est pas elle, et toc.

 

D'ailleurs c'est une des raisons qui font que les pubs qui s'adressent aux hommes sont particulièrement en phase avec les capacités analytiques masculines, histoire de rendre nos mâles perméables aux progrès de la société de consommation.

Je dis ça, moi aussi j'achète certains produits nouveaux, mais d'une part j'attends pas forcément la pub, d'autre part je suis curieuse, c'est une qualité qu'on vante chez les scientifiques, ce que je suis de formation (c'est juste pour ça que j'ai acheté une tablette de chocolat noir avec les carrés qui ont la forme de la pulpe d'un doigt : pour examiner et deviner si le moule a coûté cher à fabriquer. Et aussi parce que l'ours aime le chocolat noir).

 

Enfin pour en revenir aux techniques de pubs, vous savez, ça suit aussi une approche éminemment culturelle. Par exemple, pour vanter un rasoir, on vous montrera une tondeuse avec un moteur à turboréaction en Allemagne ou en Angleterre, glopglop la technologie. Alors qu'en France ou en Italie on vous montrera une pouffe évaporée chatouillant de son ongle manucuré la joue rasée de près de l'objet de son désir, qui pourrait être le téléspectateur s'il avait eu l'idée géniale d'acheter ce rasoir là. Trop tard, elle est partie, mais on peut encore acheter le rasoir (c'est l'idée, hein, je traduis parce que bon, j'en vois plein après Turbo des pubs comme ça aussi alors j'ai fini par comprendre le principe).

 

Faut reconnaître que parfois ce sont de petits bijoux de créativité, les pubs. 30 à 90 secondes pour créer un univers et une émotion qui seront associés durablement à un produit, faut savoir le faire, et c'est facile de critiquer …

 

Mais la pub qui me reste en travers de la gorge, je ne sais pas si vous vous la rappelez, c'était une pub pour un jambon. La madame maîtresse de maison roucoulait dans son coin et le monsieur maître de maison voulait manger du jambon (c'était le produit vendu, c'est pour ça). Et justement, la madame elle avait acheté un paquet. Et là, hop, d'un geste preste et souple du poignet, sans effort, le monsieur il ouvrait – sliiiic – le paquet et il se régalait.

Et là faut quand même pas me prendre pour un jambon, justement.

Ca fait 38 ans que je traîne sur cette planète. J'en ai vu, hein des paquets avec marqué "ouvrez-là" et "ouverture facile, tirez ici".

Jamais, jamais, jamais, on n'a pu ouvrir ces trucs débiles inventés par un sadique d'un seul geste et d'une seule main.

Je vous le dis, c'est mensonger. N'achetez pas ce jambon.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:10

Ce qui est bien avec l'allaitement, c'est que ça fait des gros nénés.

Dans une culture où c'est plutôt apprécié par les mâles, ça a au moins le mérite de compenser le fait que la grossesse induit de grosses fesses.

 

Juste, quand comme moi on avait déjà du monde au balcon, bah c'était pas crucial d'avoir encore plus de nénés.

... Avec les kilos en plus et l'allaitement, c'est plus un balcon, c'est une balustrade - et tout dégringole par-dessus.

 

Alors pour trouver de quoi m'habiller, le matin dans le noir pour cause de boulette dormeuse (oui elle passe la nuit à nous empêcher de dormir et elle pionce le matin), ça devient un challenge. Le moindre décolleté et j'ai les seins au vent.

 

Après avoir fait hennir de rire mes collègues avec une robe à encolure en V, j'ai décidé de mettre un t-shirt qui monte jusqu'au cou, histoire d'éviter que tout se répande sur la table à chaque fois que je me penche.

Brillante idée.

 

Sauf que du coup j'ai pris un soutien-gorge un peu plus fin pour éviter de "marquer".

 

Et donc, en plein entretien pour orienter un collaborateur - un truc où je dois avoir l'air super professionnelle, hein, faut que j'apparaisse sérieuse, bienveillante, rassurante et intéressée ...

eh bé paf, montée de lait, soutien-gorge inondé, t-shirt trempé.

 

Top crédibilité.

 

Je saurai toujours me reconvertir chez Candia. 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:32

Ici les journées sont longues depuis que j'ai repris le boulot.

Et les nuits sont toujours aussi courtes, avec les boulettes qui nous empilent rhumes, dents qui percent et cauchemars.

 

Mardi dernier, après une journée au pas de course, sans pause, sans souffler, je suis partie du boulot à la dernière minute ...

Arrivée en courant au centre de loisirs, quelques secondes avant la fermeture, hop nounette embarquée dans le kangoo ... et hop, ma nounette a commencé à me commenter sa soirée au centre, de sa petite voix flûtée.

 

Et moi je n'entendais pas, avec le bruit de ventilation du chauffage.

 

Alors j'ai actionné la commande au volant pour monter le volume sonore ...

 

Grosse fatigue, je vous dis.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:02

 

Même pas en rêve.

 

(Bah, tant pis, on a déjà homologué les compotes et les petits suisses au fruits)

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:54

Ceci est un message pour le monsieur qui nous a grillées, hier, à la séance de kinésithérapie du samedi dans une clinique.

 

Je voulais juste vous dire, avec le recul - mais je le pensais sur le moment, c'est pas grave vous savez.

 

Je crois que ça a énervé davantage la personne qui est venue me chercher en voyant que vous passiez devant nous, comme ça, discrètement, avec votre petit bébé encombré et votre plus grande fille. Peut-être vous vous êtes dit, c'est pas grave, elle est seule avec son bébé, nous on est 4, ça ne dure pas longtemps, elle peut attendre.

 

C'est pas très important, en vrai, et puis comme ça j'ai eu le temps d'écrire sur un bout de papier, pour la 3ème personne dans la file - qui attendait comme vous et moi depuis plus d'1h - que mon porte-bébé s'appelle un chinado.

 

Elle était très remontée contre vous, la dame qui est venue me taper sur l'épaule. Elle trouvait ça gonflé.

Moi, je crois que si j'ai eu du mal à passer à autre chose, c'est que j'étais vexée. Et un peu humiliée.

 

Oui, après tout, je vous ai "accueilli" quand vous êtes arrivé, avec votre jolie famille et votre petit accent. Je vous ai expliqué que les horaires avaient changé, moi j'étais là depuis 15h30 alors que les séances ne commençaient qu'à 17h ..., mais bon, au moins vous étiez deuxième et vous passeriez rapidement.

Je vous l'ai dit, et puis je me suis extasiée sur votre beau bébé de 7 mois, qui avait bonne mine mais ne devait pas être bien en forme puisque si vous vous étiez trompé d'heure, c'est parce que vous étiez venu le dimanche d'avant sur les horaires des vacances. J'ai souri à votre jolie fillette qui avait de chouettes bottes choisies par sa maman, qui a souri aussi quand elle a entendu sa fille se rengorger.

 

Je crois que c'est ça qui m'a donné ce sentiment amer d'une très vague humiliation, vous avez pris mes sourires, vous avez pris les compliments et la gentillesse, et vous avez foulé tout ça au pied, je me suis sentie bien bête.

 

Le kiné des adultes m'avait conseillé comme à vous de m'éloigner un peu dans le couloir, pour ne pas être dans le courant d'air de la salle d'attente de la kiné. J'étais donc allée attendre de l'autre côté des portes ouvertes, en vous regardant tourner en rond avec votre bébé dans les bras. J'étais aussi visible pour vous que vous l'étiez pour moi.

 

Alors je n'ai pas bien compris la mauvaise foi de votre épouse, quand elle m'a dit pour vous défendre, que vous ne saviez pas que j'attendais aussi, que j'attendais avant, et que j'attendais pour la même chose. Je crois que c'est ça qui m'a vexée, ce mensonge mesquin, comme si on n'avait pas échangé quelques mots, comme s'il y avait eu quoi que ce soit d'autre à faire dans ce couloir qu'attendre pour la kiné respiratoire des bébés.

 

Vous m'avez dit en sortant de la séance que vous aviez appelé.

Je ne vous crois pas.

J'avais vu passer la kiné avec son casque de moto, j'attendais qu'on appelle le numéro de ma choupette, j'aurais entendu.

Je crois, oui, que vous avez vraiment lancé une vague question, pas fort. Quelque chose comme "il y a quelqu'un avant nous ?" . C'était pas prémédité, je sais.

Moi je promenais la choupette dans le chinado, je devais vous tourner le dos à ce moment là. Vous m'avez vue, tout le monde me voyait, c'est pas comme si j'étais mince et habillée de gris.

 

Moi, je serais venue vous chercher. C'est ce qu'a fait une autre maman, elle est venue, mais vous étiez déjà entré avec votre bébé.

 

C'est pas grave, on n'a pas attendu longtemps.

 

Ca m'a un peu secouée sur le moment.

Parce qu'en vous parlant, je vous avais un peu accordé ma confiance, parce que justement, pour 5mn, est-ce que c'était la peine ?

 

Mais on n'a pas attendu longtemps. Ca n'a pas dérangé ma choupette.

 

Vous vous êtes fait un peu incendier par l'autre maman qui était scandalisée, et celle à qui j'avais donné le nom du porte-bébé qui pinçait les lèvres aussi. Vous êtes partis avec votre petite famille et votre femme a dû vous dire de ne pas vous en faire, qu'après tout vous aviez tenté de m'appeler, hein.

Moi je sais que vous saviez que j'étais là avant vous. Et que j'étais à 2 mètres. Et que j'attendais pour la même chose.

En fait, tout le monde le savait, sauf la kiné - qui s'en foutait du reste.

Du coup ça a failli partir en vrille, cette histoire.

 

C'est pour ça que je viens l'écrire ici. Au fond, c'était banal. C'est souvent comme ça ... ça m'a rappelé la bataille pour la vaccination contre la grippe A.

Mazette, c'était la jungle.

Vous étiez courtois. Vous aviez un petit bébé, vous vouliez qu'il soit soigné, on était tous là pour ça.

J'ai essayé de le penser sur le moment, mais j'étais un peu énervée quand même, je veux dire, vous nous avez grillées, faut assumer.

 

 Menfin voilà, vous m'auriez demandé, je vous aurai laissé passer.

L'ours avait emmené les grandes voir mamie Jaja à l'hôpital, pauvre Crème de Belle Maman qui a une phlébite.

Il m'avait appelée pour dire qu'ils s'étaient arrêtés au retour dans une petite fête foraine. J'étais transportée de joie, mes pauvres mouflettes privées de sortie pendant les vacances pour cause de microbes, mes mouflettes en train de s'amuser dans les manèges et la pêche aux canards ! C'était pas grave, de perdre 5mn.

J'aurais dit oui.

 

Donc vous voyez, je suis un peu navrée d'avoir mis du temps à me calmer.

Pour dire vrai, l'ours était assez en pétard quand je lui ai raconté le soir, il a dit que ça ne se serait pas passé si j'avais été un homme - et d'ailleurs, aujourd'hui c'est lui qui a emmené la choupette. Je crois que c'était votre famille qui était juste avant lui - mais pour de vrai cette fois.

 

C'est rien. Il a 7 mois votre petit bébé, il est drôlement beau avec sa bouille toute ronde, et moi aussi je voulais qu'il soit bien soigné.

 

Mais quand même, monsieur, c'était pas élégant.

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