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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 22:00

On ne naît pas de son enfance.

On y survit.

 

On dit que l'enfant est le père de l'homme. Un psychanalyste se fit appeler Erik Erikson - Erik, fils d'Erik, tant il y croyait.

 

Dans sa propre vie, on a toujours le choix. Parfois il est réduit, mais il existe, c'est ma conviction.

C'est pour ça que je n'aime pas les phrases qui commencent par "il faut". Il ne faut rien. Je veux, j'ai choisi de, j'ai envie de, j'ai peur de faire autre chose, les gens m'ont dit que. Mais il ne faut rien.

Il faut respirer pour vivre, boire, manger aussi, et n'être pas seul - c'est à peu près tout.

 

Mais pour ce qu'on est, on fait avec les cartes qu'on a reçues. On n'a pas eu le choix de naître ou pas. Et on n'a pas eu le choix non plus sur la composition de ses cellules et l'organisation de son psychisme.

 

Après ?

On est né. On a été enfant. On a traversé des épreuves. Pas toujours graves, heureusement.

On a été bousculé. On a dû trouver des solutions.

 

On est adulte maintenant. On a survécu. On a actionné des leviers, un peu la chance, beaucoup le hasard - ce qu'on a trouvé de disponible sous les mains ou dans les neurones. On a trouvé des stratégies, on les a appliquées, on les a intégrées, parfois on est devenu elles.

C'est pas toujours ce qu'il y avait de mieux à faire, mais c'est ce qui fonctionnait, le moins pire, le moins coûteux en énergie souvent aussi. 

 

On a affronté les taons qui venaient se poser sur les bras l'été, et qui piquaient si fort, les araignées qui faisaient si peur, et les ombres la nuit sur les murs. 

On a affronté les moqueries et les quolibets, la cruauté des enfants qui s'exercent à la vie sociale, on a appris à être gros, à être laid, étrange, lent ou différent, à être seul.

On a affronté le manque d'amour, l'abandon, ou les mots qui détruisent. Parfois la séparation des parents, parfois leurs disputes, parfois leurs silences, parfois leur absence. Parfois la peur, parfois la maladie.  

On a affronté des pertes, des enfants qui sont morts, des enfants qui ne sont pas nés, des parents ou des proches qui ne reviendront pas. 

On a affronté les conflits intérieurs de nos parents, les non-dits qui flottent, tout ce qu'on ne met pas en mot et qu'on ne sait pas penser - mais qui existe et qu'on reçoit. On a reçu leur histoire, leurs souvenirs, leurs souffrances, leurs rages, leurs espoirs, leurs désillusions, leurs impuissances. Leur protection, leur loyauté, leur dévouement absolu, leur tendresse, leurs soins, leur amour, si on a eu de la chance. Plus de chance qu'eux parfois, surtout s'ils ont connu la guerre. 

 

On a cherché sa place pour vivre. Pour mériter d'exister. Pour être aimé, parce qu'on peut s'en soucier, dans nos maisons aux frigos pleins.

On s'est mis à en faire trop, ou pas assez, pour payer le prix de notre vie par notre dévouement ou par notre effacement. Comme si naître ne suffisait pas pour avoir le droit de vivre.

Faut-il avoir été triste, enfant, pour avoir intégré cette idée-là ...

 

Bien sûr, je n'ai pas vécu tout cela - mais bien sûr, je parle aussi un peu de moi. 

 

Blaise Pascal affirmait que le hasard seul décide du choix du métier.

Ce n'est pas vrai.

Ce n'est pas un hasard si on s'oriente vers les sciences par loyauté familiale inconsciente ... si on s'intéresse à la psychologie, au fonctionnement de tous ces gens qu'on observe de loin, faute de savoir se faire des amis ... si on choisit la médecine quand on n'a pas pu sauver un proche ... si on se tourne vers le social quand on a été seul ...  

si on exerce un  métier où on peut aider les autres ... dans des situations qu'on croit connaître ? 

comme pour rattraper le fait qu'on n'aie pas su s'aider soi-même

d'aider à aimer, il n'y a pas loin.

 

Et un jour on fonde sa famille, et on essaie de trouver le mode d'emploi. On sait mieux ce qu'on ne veut pas faire ! que comment se débrouiller au quotidien. On cherche, on tâtonne, on se prend dans la tête tout ce qu'on n'a pas aimé de soi ou de sa vie.    

 

Mais qu'on veuille s'appuyer sur son passé, le nier, y faire face ou lui tourner le dos :

on le garde comme pivot de ses actes.

... Tant d'énergie captive ...

 

La vraie liberté, c'est sans doute l'amnésie.

 

A défaut, savoir se construire autrement, en copiant les autres, en imaginant, en inventant le reste. Tant d'énergie libérée ... Il en faut de l'imagination, ou des blessures d'enfance, pour y parvenir.

 

On essaie, vous savez, on essaie.

 

Et puis un jour, un soir plutôt, on se retrouve face à sa fille de presque 4 ans, à tempêter parce qu'il est trop tard et qu'on en a ras le bol de l'entendre tous les soirs vous quémander une histoire de plus, et tous les soirs "maman, tu reviens 8 fois ?!"

Et on s'énerve, c'est tous les soirs la même chose, et arrête de me répéter que je reviens 8 fois !!!

et on a beau faire, et on a beau se voir, et on a beau ne pas se plaire, on continue à râler, à crier, presque méchamment, qu'on en a assez de ses caprices, de ses exigences sans fin, il faut toujours quelque chose de plus, quand est-ce qu'elle va arrêter !?...

Et on étouffe, on est fatiguée, on voudrait que le papa nous soutienne et lui il veut souffler aussi, on s'énerve parce qu'on est crevée, on s'énerve parce qu'on en veut au papa, on s'énerve parce que c'est dur et que ce n'est jamais suffisant ... Parce que c'est pas vrai que c'est que du bonheur ... On s'énerve et on tempête parce que c'est ce qu'on a vu faire et qu'on a appris, et qu'on ne sait pas mieux.

 

Et on est bluffée par le courage, la candeur et l'obstination de notre petite fille qui nous tient tête. Elle nous répond, alors qu'on ne questionnait pas, en expliquant d'une toute petite voix - les larmes ne sont pas loin - "mais maman, c'est parce que tu ne comprends pas !"

 

Et on se fige d'un coup, balayées la colère et la rage venues d'on ne sait d'où et ne menant pas plus loin ...

 

Car notre enfant continue son explication, nous rappelle cette fois - la veille, ou la semaine précédente - où on n'est pas revenue ... alors qu'elle nous attendait ...

Elle ne sait pas, elle n'a pas vu, notre toute-petite, qu'on était occupée à allaiter sa petite soeur. Qu'on comptait sur le papa, même si au fond on sait qu'il n'y retournera pas, qu'il est fatigué, qu'il n'a pas envie, qu'il prend ça pour une lubie sans importance. Qu'on a voulu papoter avec les copines et qu'on a oublié l'heure. Qu'on a joué la montre en attendant qu'elle s'endorme, parce qu'on en a tellement marre de ces journées sans fin. Qu'on a fait un bras de fer avec l'ours, le premier qui craque et qui y va, parce qu'on voudrait qu'il se bouge plus, qu'il nous soulage de certaines tâches, par prévenance, par gratitude, par amour - mais qu'on est si fatigués qu'on n'arrive pas à se parler. Et la pauvre est juste l'otage de nos tensions.

 

Elle ne sait pas qu'on est revenue, en espérant qu'elle dormirait ...

Parce qu'effectivement, elle dormait.

 

Et on la regarde, notre toute-petite, et on se regarde la regarder, et on ravale un sanglot de honte, et on se dit qu'au moins, on n'a pas tout raté. Parce qu'elle a parlé, et qu'elle a bien fait, puisqu'on l'a entendue, et qu'on l'a écoutée.

Et on la serre dans nos bras, et on assure qu'on comprend, et on promet qu'on reviendra. 8 fois. On explique à notre tour, et on l'embrasse, et on la respire, et on l'admire

notre enfant si confiante qu'elle a cru que si on ne revenait pas, c'était parce qu'on n'avait pas compris. 

 

Les enfants ne font pas ce que leurs parents leur disent de faire. Ils font ce que leurs parents font.

Peut-être que c'est pour ça que les mouflettes chantent. Que les mouflettes pleurent. Que les mouflettes crient.

Peut-être que c'est pour ça que les mouflettes rient. Et qu'elles aiment aimer.

 

Donnez-moi la force de donner du sens à ce qui a été, ou de poser le bagage, qu'elles n'aient pas à le porter.

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 19:23

On commence par :

0

comme zéro minute pour venir ici.

Du coup pas de photo, faudra attendre un peu ...

  

mais aussi

3

comme 3 mois fêtés par la choupette mercredi !!!! on a même eu un feu d'artifice pour fêter ça !!!

(et 3 mois et 3 jours aujourd'hui)

  

et aussi ...

comme 3 mouflettes malades, ce qui explique un peu le zéro plus haut ...

On a, dans le désordre, une rhinopharyngite, une suspicion d'infection urinaire accompagnée d'un vrai coup de chaleur, et une vraie infection urinaire accompagnée d'une suspicion de virose (le diagnostic que les médecins donnent quand ils ne savent pas pourquoi vous avez brusquement un bébé à pois roses)(et c'est pas la poupette qui a dessiné dessus, je précise)

  

5

C'est le nombre de mots de la poupette !! Ben oui, un de plus que la semaine dernière. Faut dire qu'on a fait le bilan auditif lundi : nickel chrome. Ma poupette entend absolument totalement définitivement résolument parfaitement BIEN.

Et le papa a réussi à lui donner envie de prononcer le prénom de sa soeur. Bon pour l'instant ça ressemble à "gagarrl" mais c'est reconnaissable. On s'est tellement extasiés et on a tellement applaudi qu'elle s'entraîne et fait une révérence après chaque tentative.

Et, photographiée par le papa, elle a tenté de répéter "ouistitiiii" pour sourire - ça donne "titi", pas mal !

  

Bon, on peut aussi mentionner les 5 jours d'avance de la choupette sur l'âge qu'avait sa soeur pour sa première visite à l'hôpital ...

  

6

bah oui parce qu'on a passé hier 6h aux urgences, pour l'infection urinaire de la choupette. A cet âge là, c'est loin d'être bénin, le rein peut être touché. Donc le protocole c'est hospitalisation, piqûres antibiotiques, écho du rein, mise sous surveillance au moins jusqu'à la fin du traitement antibiotique.

 

J'ai chialé tout le temps où je revenais de chez le doc, qui avait contacté les urgences pour leur annoncer qu'il nous envoyait. Il m'avait rassurée, oui je pourrais rester avec elle, mais ça voulait dire lâcher mes mouflettes, et ça, c'est dur. J'ai eu 10mn pour pleurer silencieusement, les filles ne pouvaient pas me voir de leurs sièges auto. Ensuite, je me suis occupée à préparer nos petites affaires pour un séjour de 3-4 jours (grosses larmes) à l'hôpital.

Sans jouer les vétérans, j'avais une idée de ce qui pouvait être utile.

Tiens, d'ailleurs je détaille pour que vous compreniez la suite :

La peau d'agneau, le coussin d'allaitement, des vêtements d'été pour 4 jours, des pyjamas légers, des bodies, couches lingettes serviettes gel bain, et important, un bonnet tricoté main en bambou, une peluche brodée, un mobile cousu main avec un ange manga, le doudou choisi par ses soeurs ... des objets qui "portent" l'atmosphère de la maison mais sont aussi chargés d'intentions positives de mes copines, je sais combien c'est important ...

Et pour moi, quelques tenues avec lesquelles je vais pouvoir dormir, lingerie, affaires de toilettes, et aussi PC, carnet de croquis et quelques DVD ... et bien sûr, l'appareil photo et le chargeur de téléphone. Et des abricots pour le petit déjeuner okazou je ne pourrai pas m'éloigner de ma choupette.

Bref, 3 sacs bourrés d'affaires (discrètement sinon l'ours les aurait vidés).

 

Sur une inspiration, on a fait dîner les filles, et direction les urgences pédiatriques.

Comme ma choupette est une battante / joueuse (rayez la mention inutile) elle nous a fait une infection sans être amorphe, avec de la fièvre inexpliquée en début de semaine mais déjà finie, et avec une jolie éruption de points roses sur tout le corps. Du coup, l'interne était un peu perplexe, pour ne pas dire sceptique sur l'analyse d'urine faite au labo (2h !! à poireauter comme une gourde que mademoiselle veuille bien remplir la poche - ah ben oui, c'est le problème des bébés filles, elles n'ont pas de prépuce à-décalotter-ou-pas, mais c'est galère pour leur poser une poche). Donc on a fait une deuxième analyse (1h d'attente que la poche soit remplie) et puis comme c'était toujours positif avec un bébé toujours vif et joyeux, on a sondé et fait une prise de sang, compter 30mn d'attente pour chaque examen et 1h d'attente pour les résultats.

 

Les aînées ont été courageuses et super sages.

J'ai voulu renvoyer l'ours avec elles dès notre arrivée, quand on nous a dit que ça risquait d'être long et aussi que l'hospitalisation n'était finalement pas certaine ...

Mais on faisait quoi de mes 5m3 d'affaires ? (si vous avez lu le détail vous comprenez)

On est restés.

On l'a regretté. J'aurais dû redescendre chercher ma brosse à dents, l'ours pouvait tout me rapporter le lendemain matin, ou on pouvait rentrer en taxi avec la choupette.

Au lieu de ça, on a infligé 3h dans la salle d'attente avec une seule poupée (la crise) à nos mouflettes, qu'on a finalement couchées à 2 sur un brancard.

 

Et nous on a continué à attendre.

En fait, les infirmiers et aides soignants cassaient la croûte vous comprenez. Ca leur a pris 1h30, à quatre.

 

Heureusement que les urgences étaient vides.

On est sortis à 2h du matin, rendez-vous 8h plus tard pour l'écho du rein.

Mais bon. On est sortis !!!

 

Et ce matin je n'ai passé que 3h sur place (pour 10mn d'examen vous me direz).

Dans le couloir où j'ai attendu devant la porte des urgences, l'horloge était arrêtée. Symbole ou mise en condition ?

 

Nan, mais le principal : l'écho est parfaite, aucun problème, encore 2 injections d'antibiotiques et puis traitement à domicile.

 

Et les grandes sont ravies, on a fait des emplettes pour elles au Relais H de l'hôpital.

 

Ca finit mieux que ça n'a commencé.

Et ça fait du bien de venir râler sur la patience qu'il faut ... même quand les urgences sont vides. J'espère que vous n'avez pas lu

 

  7

 

7 ans avec l'ours !! C'était lundi, on a fêté ça pour une fois - lui avec un bouquet de roses (c'est chou) et moi avec un repas amoureusement préparé pour lui. Et un dessert kitsch : fondant au chocolat corsé avec décors en pâte au sucre base chamallow, l'ours n'aimant pas la pâte d'amandes.

 

Ca ne me démange pas encore ... mais je ne suis pas acquise !

 

15

jours avant les 2 ans de la poupette, vous le croyez, ça ? C'est un clown cette petite.

  

101

centimètres

Ma nounette a passé le mètre !! (ben oui, comme on est tout le temps fourrés chez le doc on en a profité pour emprunter sa toise).

Vous le croyez, ça ?

En fait, si on pose la choupette sur la tête de la nounette, elle me dépasse de la houpette.

 

Je vous épargne le compte des heures de sommeil à rattraper, je vais tenter de charger quelques photos !

 

ah non, je vais ramasser les perles du collier que la poupette a pulvérisé ... la nounette est effondrée, vu que c'est le sien ...

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 22:00

Aujourd'hui, la restauration scolaire est fermée. C'est l'impact de la grève nationale. Que je soutiens.

Pour autant, c'est pitoyable mais je suis tellement ratatinée de fatigue que je ne vais pas comme la dernière fois récupérer ma nounette pour le déjeuner.

Du coup je lui ai préparé un petit sac pour son repas.

Comme aux USA.

Et ce qu'il y a de bien, dans la "lunch box" c'est qu'on peut y glisser des messages.

Bon appétit ma nounette !

 

 

NB : mais bien sûr qu'il y a des chips ! juste j'ai pas trouvé de paquet 30g, la supérette était dévalisée ... alors j'ai rempli un tupperware ...

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 21:07

"La vie a plus d'imagination que les rêves", dit un des personnages du film La Belle Histoire de Lelouch.

 

Je me disais, la vie elle ne doit pas rêver pour tout le monde pareil.

Ou peut-être qu'elle ne rêve pas pour tout le monde en même temps. C'est comme le soleil, il se couche pour certains quand il se lève pour d'autres.

 

Parce que nous, ça va. La poupette a totalement récupéré, limite parfois on voudrait bien retirer les piles. Elle nous épuise, c'est chouette. La nounette est extra, crevante aussi. Et la choupette nous a rejoints, et s'intégre en douceur ...

Tout ça en 4 ans, sans souci, on en a de la chance.

 

Et puis je regarde autour de moi, et il y a de jolies nouvelles.

Angèle aussi épuise sa maman, exaspérée et ravie de la voir galoper partout, escalader n'importe quoi, jouer et se chamailler avec son aîné. Finalement elle n'a rien, aucune anomalie, peut-être juste un sale effet secondaire du vaccin ROR dont on parle peu.

 

Soazig a récupéré si vite et si parfaitement que c'en est miraculeux. Elle est peut-être déjà grande soeur, elle a repris sa vie de petite fille ... et il ne reste à ses parents qu'à réussir à tenir à distance le traumatisme de ce jour terrible, pour affronter le stress plaisant de l'arrivée d'un nouveau-né ...

 

Et puis il y a ces moments de lumière après le deuil d'un enfant, la petite soeur de Maxence chez un de mes collègues, la naissance après Cécile du mignon petit Axel de Catherine, l'annonce d'une grossesse pour la maman de feu Erwann, un de nos enfants d'août 2006 ...

 

Mais parfois la lumière se voile.

 

Je pense toujours à une minuscule Zia que je n'ai pas connue, et à une petite Eva que je ne connais pas - et pour qui j'espère autant que je désespère.

Je pense à d'autres parents rudement éprouvés.

 

Je pense même parfois aux enfants que j'ai croisés à Necker.

A ce petit Alexis, notre voisin de chambre, un enfant si beau qui ne marchera jamais, et à sa maman qui en souffrait tant. Comment va-t-il, et elle, a-t-elle trouvé la paix ? Je me rappelle cette émission qu'elle regardait, dans le sifflement sourd de la nuit hospitalière, buvant les paroles de Jean-Louis Fournier qui commentait son livre ("On va où, papa ?" - récit où il raconte avec un humour désespéré - presque insoutenable - ses deux fils handicapés ...). Je l'ai lu depuis, ce livre, et je pense aussi à cet homme qui a vécu l'enfer et n'en est pas revenu.

Et je pense également à cette petite fille polyhandicapée croisée à Necker. Sa maman infirmière m'expliquait qu'elle avait fait tous les dépistages imaginables pendant sa grossesse pour éviter d'avoir un enfant avec un handicap. Mais le handicap de sa fille ne s'était révélé qu'à 6 mois. Et cette maman, solaire, concluait que cette rencontre devait avoir lieu, et que c'était une chance que cette enfant soit née d'elle, parce que la pathologie était si lourde que d'autres parents moins bien formés n'auraient pas su s'en occuper.

Je me rappelle les autres petites voisines de la poupette, des petites filles de son âge à qui je chantais des berceuses.

 

Et je pense à Albane, que je connais un peu plus. Notre petite Fée Clochette des bébés de septembre 2008, si fraîche, si vive.

 

Le diagnostic a été confirmé.

 

Le traitement a commencé.

L'immersion dans le monde de cette maladie est rude pour ses parents. Trop de concret, trop vite, trop lourd, trop tôt. La famille est encore sonnée et déjà il faut assimiler les informations, la vingtaine de médicaments quotidiens, les séances de kiné, les déplacements, les consultations, les financements ...

 

Petite Albane, tu en as du courage.

Tu vis ta vie de petite fille, toujours aussi gracieuse, rigolote, curieuse - pénible aussi, j'en suis sûre !

Une vaillante petite fée, qui va apprendre à son entourage que les enfants malades ne sont pas tristes.

 

Je me souviens de l'époque où j'allais le samedi distraire des enfants hospitalisés à Necker.

Dans ce service, c'étaient les adultes qui étaient tristes et silencieux.

Le premier jour, j'ai failli me faire renverser par 2 gamins en pleine course-poursuite. Ils slalomaient entre les infirmières, tirant avec eux le pied à roulettes de leur perfusion, et dérapaient avec dans les couloirs sans s'arrêter.

Je revois ce petit garçon aux grands yeux de velours brun, aveugle, à qui j'avais décrit le pays du père Noël.

Je me rappelle que les seuls patients abattus, c'étaient ceux qui avaient presque mon âge, déjà plus des enfants.

 

Albane a une maladie, une sale maladie, difficile et oppressante ... mais elle n'est pas une enfant malade.

J'y repensais en lisant le commentaire de sa maman, éblouie par sa petite magicienne.

 

Je me disais, à quoi elle rêve, la vie, pour Albane ?

 

Mais si c'est vrai que la vie a plus d'imagination que les rêves, alors peut-être que c'est nous, les adultes qui manquons d'imagination. Peut-être qu'il y a de la magie derrière tout ça. Peut-être qu'il y a de grandes choses  qui se préparent, une famille qui va se transcender, une fillette qui vivra plus intensément.

 

Moi je ne suis qu'une terrienne, je ne comprends pas. J'ai du chagrin, de la colère, de la peur aussi. Je voudrais pouvoir alléger le fardeau de Sophie, la maman d'Albane, je voudrais savoir l'aider.

Je voudrais surtout pouvoir lui dire quelque chose d'impossible, comme "allez, tout ira bien".

 

Mais Albane, c'est sa vie à elle. Et je pensais, juste avant de lire le commentaire lumineux de sa maman, que c'est elle qui va nous guider. Sa famille, ses parents, et tous ceux qui les entourent, de près ou de loin.

C'est elle qui va, un jour après l'autre, domestiquer son mal, et inventer sa vie avec. Et toucher de sa vivacité, de sa douceur obstinée, des gens qu'elle ne croisera même pas. Elle va nous apprendre les ressources de la vie, même à nous, lointaines copinautes de Sophie.

 

Peut-être que c'est même Albane qui donnera du sens à tout ça.

Albane la fée.

Albane la magicienne.

 

Albane qui nous a déjà changées.

Je pense à toi.

 

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:48

Dans quelques jours c'est le début de la Coupe du Monde de foot. Je ne sais pas qui peut avoir échappé à cette information.

 

Perso, c'est finalement le seul "événement sportif" que j'ai toujours suivi. Je me rappelle quand j'avais 9 ans et qu'il y avait un dessin animé "11 pour une coupe" .... je me rappelle un match contre le Mexique en 86 ... je me rappelle avoir "mouché" les ouvriers du stage-usine que je faisais à 21 ans en leur donnant tous les scores des jours précédents ... Et en 98 comme beaucoup de français, j'étais dans les rues, et j'ai un très bon souvenir de la finale - mais aussi de toute la période qui a précédé, où il semblait y avoir comme une trève euphorique posée sur les sujets habituels de tensions sociales.

 

Bon, j'ai suivi Roland Garros, mais surtout à l'époque d'Ivan Lendl ...

 

J'ai aussi suivi le tour de France, mais plus à l'époque de Bernard Hinault.

 

Je regardais le patinage artistique avec ma maman (d'ailleurs j'ai un souvenir ébloui du gala de clôture du championnat d'Europe en 2006. Ma mère nous avait obtenu des places, la nounette était déjà implantée et c'est la dernière fois où j'ai vu ma famille avant l'annonce de ma grossesse).

 

Je suis - en pointillé - certains grands prix de F1, quand l'ours regarde.

 

Non, vraiment, le seul truc que je n'aie jamais loupé, d'une manière ou d'une autre, c'est la coupe du monde de foot.

 

Je ne sais pas pourquoi. En général, le sport à la télé je trouve ça aussi excitant qu'un bain chaud au camescope. Faut le vivre en vrai ...

Je crois que je suis sensible à cette forme de communion, ou disons de ferveur et d'élan communs de gens ... qui ne sont même pas plus fan que moi - mais ça fait tellement de bien d'être rassemblés autour d'un même but. Si j'ose dire. En tout cas je trouve ça touchant.

Et puis il faut l'avouer, je suis bon public. Je m'enthousiasme facilement et j'adore applaudir.

 

Là je vais soutenir les bleus, évidemment.

Bien sûr, parce que je suis française. Pas que je sois chauvine, mais je ne vais pas soutenir l'équipe des voisins, soyons logiques. Je suis grégaire, moi, je soutiens l'équipe qui représente mon pays. Pays dans lequel j'ai eu la chance de grandir libre, réellement libre, donc ça veut quand même un tout petit peu dire quelque chose. Même si les joueurs ne sont pas les meilleurs citoyens ou les meilleurs humains, ils portent les couleurs de mon pays et c'est comme ça que je les vois.

 

Et puis aussi, parce que les bleus, s'ils passent les huitièmes de finale, ça ira pour eux, hein, à partir de là ils auront plein de supporters pour les soutenir. (Au passage, vous avez remarqué comme on a déformé le verbe "supporter", qui ne veut pas du tout dire "soutenir" ? ça me laisse toujours un peu rêveuse quand on dit "moi je supporte telle équipe" : mon pauvre, ça doit être pesant).

Donc c'est avant qu'ils ont besoin de mon enthousiasme.

 

Surtout qu'on les donne plutôt perdant. Il n'y a qu'à voir les opérations de pub "achetez cette télé et si les bleus gagnent on vous la rembourse". Sympa pour eux. Comme le palace 5 étoiles qui les accueille, ce qui fait hennir de rire mon ours "ah ben oui, tant qu'à faire de rester une semaine autant que ce soit confortable". Faut dire que mon ours, tout ce ramdam autour de 22 types dont le talent est de taper dans une balle, ça le gonfle souverainement.

 

Bref, pas s'inquiéter, moi je les soutiens.

 

En souvenir des étés de mon enfance où je regardais la télé avec mon frère, mes parents, et ma sissoeur à moi, et on regardait jouer les Bleus. Allez Platini ! (je me demande si une seule de mes lectrices a vu jouer Platini ? c'est que je ne rajeunis pas, moi).

 

En souvenir de cet été 1998 où je me suis amusée comme une folle, j'ai même fait un gâteau d'anniversaire en forme de ballon de foot pour un pote, les brins d'herbe étaient modelés individuellement avec de la pâte d'amande (j'avais du temps).

 

En souvenir d'il y a 4 ans.

De la demi-finale qui se jouait en même temps qu'un concert de ma frangine.

Bien sûr, j'étais allée au concert !! c'est l'un des derniers auquel j'ai pu assister.

Et tout en caressant mon ventre gonflé par ma nounette, qui semblait apprécier les basses, je jetais discrètement entre 2 chansons un coup d'oeil à mon portable ... L'ours me tenait informée par SMS des derniers progrès du score.

A peine le concert fini, la salle s'est vidée dans le bar voisin ... juste à temps pour qu'on puisse applaudir la qualification des bleus.

Et pendant que je rentrais à pied dans mon petit 2 pièces que j'étais sur le point de quitter, je me faisais doubler par des supporters criant leur joie, et applaudissant  mon ventre rond : "Un futur Zizouuuuuu" (je n'ai pas rectifié).

 

Pendant toute la finale, la nounette a shooté furieusement dans mon ventre, ça n'a pas suffi mais elle y croyait !

 

Je me demande si ma choupette brunette va s'y intéresser.

 

Mais voilà pourquoi je dis que la boucle est bouclée.

Et pourquoi j'affectionne cette compétition.

 

Vous comprenez, on a fait nos 3 enfants entre 2 coupes du monde de foot.

 

C'est qui les champions ?

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 16:09

Du papa à sa poupette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et de l'aînée à la cadette ...

 

Toujours sans commentaire ...

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 08:01

Le jour de la fête des mères a été un bout d'enfer pour deux mamans que je connais.

 

Et je voulais dédier une pensée à l'une de ces mamans et à sa fille. Sauf que jusqu'à très récemment je pensais que Sophie ne mettait pas les pieds sur ce blog. J'ai appris que si.

Du coup j'ai hésité.

 

Je ne voudrais pas lui faire de peine, d'aucune manière.

Et je me rappelle ce jour, en réanimation à Necker, ou des bénévoles sont passés pour distraire les enfants malades. J'ai été une bénévole, dans ce même hôpital, je suis venue lire des histoires, c'est là que j'ai donné mon premier biberon, à 18 ans. Dans l'hôpital des Enfants Malades.

Alors c'était pas possible, vous comprenez..

Voir ces bénévoles auprès de mon propre enfant, ça voulait dire que ma poupette était, à son tour, un de ces Enfants Malades, au destin anonyme.

Et moi je ne voulais pas.

Je rejetais cette idée de toutes mes tripes, de toute mon âme.

Nous on était là par hasard, ça ne pouvait pas être pour longtemps - allez-vous en, partez, mon bébé n'est pas malade, c'est pas notre place, c'est pas notre histoire ...

 

Je ne veux pas que Sophie pense que je vois sa fille comme un Enfant Malade. Ce n'est pas cela que je veux écrire.

Sa fille, c'est d'abord "sa vie, sa bataille". Comme elle le dit. C'est la minuscule petite fille qui s'est battue, qui s'est accrochée à la matrice maternelle, malgré le retard de croissance intra-utérin, malgré l'inquiétude du corps médical. C'est cette enfant adorable qui est née, si petite, et qui a réussi le défi, et qui a grandi, et qui s'est développée.

 

Si vous pouviez la voir, Albane.

Ses bonnes petites joues, son sourire, son petit palmier sur la tête (nan je suis pas jalouse sous prétexte que ma poupette au même âge a bien du mal à trouver de quoi faire tenir une barette ...), son énergie, sa mine espiègle, son petit air dégourdi, sa tendresse ... Si vous pouviez voir comme elle pète la forme ... comme elle a l'air d'exploser de santé ...

 

Seulement voilà. Elle a juste l'air.

 

Le jour de la fête des mères, sa maman est venue nous annoncer, à toutes les copinautes d'enfants de l'âge de ma poupette, qu'un diagnostic était tombé. Une maladie qu'on porte sans le savoir, une de ces saletés génétiques qu'on transmet en même temps que la vie. C'est dégueulasse, c'est révoltant, pas Albane. Aucun enfant, d'ailleurs, mais merde, pas Albane.

Je pense à toi tous les matins, Albane.

 

J'imagine combien ça a dû être dur de nous en parler. Je sais qu'en parler, ça rend les choses réelles. On ne peut plus revenir en arrière, on ne peut plus vivre dans un monde où il n'est jamais rien arrivé, une fois que les autres savent.

Mais je sais aussi que savoir que les autres sont là, ça peut être une vraie force. Ca l'a été pour moi. J'espère que nous saurons épauler Sophie.

 

Et je sais qu'aujourd'hui, elle et sa famille étaient dans un centre spécialisé, pour confirmer ou infirmer ce diagnostic. Si confirmation, elle va voiler l'avenir d'Albane, et va poser une menace sur celui de son grand frère qui devra subir un dépistage.

 

Je suis révoltée, je suis aussi dévastée ... je pense à Sophie, cette maman pleine d'humour et de dynamisme, de cette beauté saine et joyeuse dont on fait les publicités. Qui n'a plus de larmes.

On ne devrait jamais avoir à accompagner la maladie de son enfant. C'est pas naturel, c'est pas dans l'ordre des choses. On est sur terre pour les protéger, les choyer, les regarder grandir, et les préparer à vieillir sans nous.

 

Je sais que la science fait des progrès. Je sais que cette maladie est de mieux en mieux connue, comprise, décryptée. Je sais qu'on peut déjà devenir quelqu'un, malgré cette maladie, qu'on peut vivre, qu'on peut grandir.

Je sais qu'Albane est petite, et j'espère que le temps qu'elle grandisse, on saura l'aider à vivre mieux, très longtemps, et si seulement - la guérir.

 

Je pense à Sophie, Albane, et leur famille. Il y a un troupeau de septembrettes suspendues à l'attente de leurs nouvelles. On essaie de ne pas se voiler la face, et j'ai tellement peur que je n'arrive même pas à imaginer ce que traversent les parents.

 

Je pense à deux mamans dans la peine.

 

La vie a plus d'imagination que les rêves.

Alors merde, la vie, c'est le moment de rêver.

 

S'il vous plaît.

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 21:01

Alors pour commencer, je souhaite une bonne fête à ma maman à moi, qui va bien finir par recevoir les photos que je comptais lui envoyer pour l'occasion !

 

La nounette a pleuré, parce qu'en me voyant téléphoner elle a cru que Grand-mère allait venir ... et finalement non (et on habite un peu trop loin pour que je lui demande de faire un saut).

 

En tout cas moi j'ai été super gâtée !

 

 

 

La poupette a colorié un pendentif (c'est du plastique dingue) et j'ai aussi l'empreinte de sa main, alors ça j'adoooore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et la nounette m'a composé un album, le "cahier de fêtes des mères". Parce que "c'est la fête des mères des mamans" (après il y a la fête des pères, mais chut, la maîtresse a dit de ne pas le dire).

 

Tous les mois, la maîtresse a fait faire un petit dessin (avec au passage un côté pédagogique, pour nous faire apprécier comment les petits se débrouillent bien) et a pris en photo ma nounette à l'oeuvre. La photo est en face de la réalisation (sauf dans un cas où il y a un petit texte ... et en face, une photo de ma nounette en train de faire la sieste, ça devait être la seule fois du trimestre et la maîtresse a saisi l'appareil pour immortaliser l'instant).

 

Et ça termine très, très joliment.

Tous les collages et le choix des couleurs et les dessins sont l'oeuvre de ma nounette.

C'est ... je ne sais pas comment dire, c'est super touchant, une demi-année de vie de ma nounette résumée pour moi.

 

Ca commence par un petit poème, mais ce que je préfère ce sont les 2 textes de ma nounette, jugez un peu

Mars "MA MAMAN, Elle a une tête / Elle est grande, / Elle a des lunettes, / Elle a des cheveux longs / Elle a un bébé dans le ventre ! / Elle est belle !" 

 

Avril "Ma maman, / Elle me lit une histoire quand il fait nuit. Si elle a mal au ventre, elle ne peut pas lire d'histoire ! / Elle fait les courses. / Elle a un bébé dans son ventre et ça lui fait mal au ventre. / Elle est gentille ! Et parfois, elle met des robes, mais là elle a un gros ventre alors elle ne peut pas mettre de robe !"

 

(il était temps que nano sorte de mon ventre, avouez).

 

Et l'ours, qui fait ses coups en douce (et progresse dans le domaine), a fait participer les ainées à ce que je croyais être un dessin ... mais en réalité elles ont décoré un petit sac ... de chez un bijoutier ...

en haut c'est le côté décoré par la poupette, en bas celui décoré par la nounette

 

Ben oui : l'ours en a profité pour me faire un cadeau en l'honneur de la naissance de la choupette.

 

J'avais déjà une perle noire pour la nounette, et un bracelet pour la poupette. 

  

Et l'ours m'a choisi une perle de Tahiti et une perle du Japon ...

 

 

Alors voilà, maintenant j'ai une perle par mouflette.

 

Je trouve ça super touchant, et joliment symbolique.

Merciiii mon choupinou !

 

J'ai dit à l'ours qu'il était mon huître.

(moi je me garde le rôle de l'écrin, si vous voulez bien).

  

Et pour mon plaisir, parce que c'est ma fête, 2 petites images prises à 20 mois d'intervalle (presque tout pile)

dans le même lieu

avec les mêmes actrices ...

... plus une.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Septembre 2008 / mai 2010

 

suis pas une maman comblée, moi ?

 

Et une énorme pensée pour vous aussi, les copines : pour la plupart d'entre vous, c'est parce que vous êtes des mamans qu'on se connaît. Alors c'est aussi un peu le jour de l'amitié.

 

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 22:00

Oups, il est tout juste temps de penser à l'anniversaire du blog de Fanfan, ma copinaute couturière de talent, qui a ouvert sa boutique virtuelle ...

Si vous voulez gâter des enfants, vous trouverez votre bonheur dans son univers très "chat", entre les livres et les cartes (Fanfan est institutrice et a de bonnes idées) et toutes ses créations textiles qui me laissent sans voix (et il en faut !)

 

C'est là :

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:07

A fêter avec ta maman et ta frangine (Tatatrine très attentionnée qui a pu découvrir sa nouvelle nièce et mamie Jaja toujours ravie de pouponner)    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Et comme avec moi, les mouflettes sont d'une grande aide pour passer le cap d'une nouvelle année et d'une nouvelle bougie (et la poupette a bien capté comment souffler cette fois-ci, elle est prête pour son gâteau à elle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

  Ah faut ouvrir les cadeaux !!! les mouflettes les ont fabriqués avec beaucoup de coeur ... (et de couleurs)

 

  

 

  Chut, on s'applique

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, bon anniversaire le choupinou papa-de-trois !!

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La vie a plus d'imagination que les rêves (La Belle Histoire, Lelouch)