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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 15:29

3,5 !!

 

C'est le poids du chocolat qu'on a reçu pour Noël.

3 kilos et demi,

dont un tiers pour les parents (ah ben quand même ... et pas n'importe quoi, hein, j'ai des copinautes qui m'ont choisi des tablettes et des paquets de ouf !)

et le reste pour les mouflettes, qui sont positivement enchantées

 

et je ne compte pas ce qui était déjà à la maison,

 

et je ne compte pas non plus les gâteaux, sablés, marrons glacés et autres pâtes de fruits.

 

On a été gâtés, quoi.

 

Et ça tombe bien côté énergie, tout ce sucre rapide.

Vu que bon, 3 sur 3 quand même.

3 mouflettes malades (et même, comme les parents sont atteints aussi, on peut se vanter d'avoir toute la famille touchée).

Ma copinaute Fanfan, qui a aussi trouvé moyen de faire 3 bébés en 3 ans 1/2, m'a fait un bien fou sans le savoir, en remarquant que wouaouh, les 3 à la fois, ça ne lui était jamais arrivé !

 

Du coup, je me sens un tout petit peu héroïne (et l'ours aussi, par ricochet, même s'il se repose au boulot). 

 

Avec la choupette sous ventoline et kiné respiratoire, la nounette et son virus insensible au paracétamol (seul l'ibuprofène parvient à la faire plonger sous les 39°C), et la poupette qui a encore une autre fantaisie bactérienne ...

 

Pauvre poupette, qui rentre de chez le doc. Maman-en-or s'est ratatinée d'abattement en entendant le doc commenter "ah oui, effectivement c'est pas beau, je comprends qu'elle vous ait "dit" que cette oreille lui faisait mal". Ben non, c'était l'autre oreille qu'elle montrait. Double otite, donc.

Et maman-en-or de finir de se raccornir de honte quand le toubib a rajouté que c'est normal qu'elle hurle quand on la mouche, notre poupette, ça fait une dépression qui tire sur le tympan, ça doit lui faire affreusement mal ...

 

Bon, bah, vivent les antibios. (Ils faisaient comment, nos ancêtres ?=

 

Mais on gère. La boîte de mouchoirs jetables est au milieu du salon (enduits de produit pour la peau, pour satisfaire l'ours qui s'inquiète de voir le museau de sa poupette virer à l'écrevisse).

Il faut juste serrer de près les 2 grandes, pour éviter qu'elles ne viennent passer leur journée à faire des bisous au bébé, qui a déjà bien du mal à se sortir de sa toux persistante, estampillée anti-dodo parental.

 

Avec tout ça, ça vous surprendra à peine : une fois l'ibuprofène métabolisé, les mouflettes pètent la forme (ça fait rêver).

Donc on me réclame !!!

 

les crobes en images :

hier

 

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aujourd'hui (vous notez le changement de tenue ... c'est pas comme si les mouflettes s'accrochaient à leurs robes favorites )

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 20:37

Ce soir, pour une fois, on a suivi notre nature. On aime bien les voyages, avec l'ours, les treks et autres bivouacs dans le désert ... et on sait aussi être bien pantouflards : cette année on a bien aimé réveillonner peinards en pyjama.

 

Faut dire que les mouflettes sont petites : quand il n'y a pas école ou crèche elles se lèvent tôt (et la plus petite buggue encore la nuit), alors faut que les parents assurent le service du réveil. Pis la plus petite est malade (première séance de kiné respiratoire de la choupette), la grande aussi (ça va être une tradition ou quoi, le pic de fièvre du réveillon ?) et la moyenne éternue.

On a trop assuré, avec l'ours, on a réussi à voir les docs juste à temps pour éviter SOS Médecin le lendemain de Noël ...

 

Et donc, on attend le Père Noël.

La nounette a réuni tous les chaussons de l'appartement pour les mettre au pied du sapin (okazou) sous la boule "Mon Premier Noël" qui y est brille pour la dernière fois ici. Elle a même fait un dessin où elle a écrit "PERE NOEL" et exige qu'on lui mette un verre de lait. Elle se jette au cou de tous les Pères Noël qu'elle croise dans la rue, qui lui filent invariablement un bonbon (bof), pendant que la poupette leur fait des petits signes de la main. J'ai expliqué une fois que c'était peut-être pas le vrai Père Noël (bah oui, le déguisement était naze, ça se voyait), ma nounette ma répondu d'un ton assuré "si, si, je crois que oui". Mais tu crois qu'il a le temps de venir, avec tout ce qu'il a à faire ?

"Bah, il y a les lutins !"

 

Bon, je la crois : ma fille est beaucoup plus calée en Père Noël que moi, d'ailleurs on n'a même pas besoin de lui

expliquer qu'il vient pour les enfants sages (surtout que même si elle n'était pas sage on ne serait pas chiche de lui sucrer ses cadeaux).

 

Voici quelques images de mes mouflettes ce soir, ma pauvre nounette juste avant la prise de son médoc, la poupette qui a sauté la sieste ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et quelques images de ma choupette-qui-rit, choupette-qui-pleure (on voit les fantaisies de sa frangine qui lui file son serre-tête de Blanche Neige).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puisqu'on est entre nous, et que c'est un réveillon comme je les aime, intime, tranquille et simple ... une pensée pour ceux qui n'ont personne qui pense à eux.

 

Et une pensée pour une petite Eva, qui a tenu bon jusqu'ici, qui a pu rentrer passer Noël dans sa famille. Et pour ses parents qui n'en finissent pas de se retenir de plonger dans le cauchemar que peut être la vie. Une pensée parce que je suis touchée au plus loin de moi, dans cet endroit sombre où mes pensées ne veulent pas s'aventurer, parce que j'ai le vertige en pensant à ce que cette famille endure ...

Une pensée parce que je ne peux pas faire plus ... mais d'une certaine manière, je ne pense qu'à eux ce soir.

Eva, Eva, Eva ... que la nuit te soit douce, que la souffrance jamais ne t'atteigne. Eva, petite lumière, comme ces flammes qui brillent un peu plus fort juste avant de s'éteindre ... Eva, ça me manque de ne t'avoir jamais connue.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:59

Et voilà, ma choupette a 8 mois.

 

Pas mieux que pour les 5 mois ... la fatigue accumulée en plus.

 

Ma petite larve, qui ne se tourne toujours pas ni ne se déplace seul d'un quart de centimètre, doit avoir un secret ! Comment sinon expliquer qu'elle puisse dans la même demi-heure nous faire craquer = à croquer et à bisouiller, et nous faire craquer = serrer les dents d'exaspération, de frustration et de désespoir mêlés ?

 

Elle est très intéressée, par les objets qui passent à sa portée mais ne sont pas pour elle, par les livres, par les pitreries de ses frangines et par les chatouilles ... et ne manifeste aucun intérêt pour les jouets de la crèche ou autres accessoires saugrenus du type cuillère ou biberon (sans parler de leur contenu).

L'adaptation à la crèche se passe d'ailleurs correctement : ma tête de mule ne s'adapte pas. Elle a choisi sa propre voie, l'évitement et la fuite dans le sommeil en attendant la Mère Nourricière. Dès qu'elle me voit arriver le soir, elle se met à pleurer, et me saute dessus, en visant les nénés. Elle boit tellement goulûment le soir et la nuit (toutes les 90mn environ) qu'elle s'est déclenché un reflux. A part ça c'est pas une 3ème neuneu.

 

Inutile de dire que son choix de rythme a comme qui dirait des répercussions sur mon moral, mes propres capacités d'adaptation ... à un travail particulièrement prenant et exigeant ... et mon niveau d'humour actuel.
Mes objectifs étant de maintenir une continuité de "service" pour les personnes auprès de qui je travaille (mon prédécesseur a mis la barre haut) et surtout, de maintenir un rythme de vie sympathique pour les mouflettes. On verra après pour me rappeler si j'existe.

L'ours peine à s'adapter, même si à sa décharge il commence aussi à ployer sous les obligations au fur et à mesure que j'abandonne mon poste ... et même si lui tient toujours sa place dans les tâches ménagères : je n'en dirais pas autant. Je ne pense pas qu'il ait pris la mesure de ma propre situation non plus, il ne me croit pas quand je lui explique que je n'ai pas le temps de faire pipi (NDLR c'est pas super grave parce que je n'ai pas non plus le temps de manger ou celui de boire, ça économise les déplacements aux toilettes).

 

Enfin les mouflettes sont très coopératives, faut reconnaître, elles sont chouettes mes mouflettes. Même la plus petite ne moufte pas quand on l'emmène à la crèche (l'endroit où elle attend patiemment qu'on lui rende ses nénés, le lait qu'il y a dedans et la maman qu'il y a autour, dans l'ordre de priorité).

 

Reprise oblige, je manque de temps pour poster des images !! mais je me rattraperai à la maison, voire, j'espère, pendant les vacances.

 

Je t'aime ma choupette. Tu es un peu au-dessus de mes forces en ce moment, mais demain les lendemains chanteront, toi aussi, tes soeurs avec, et moi je crierai moins !!

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 18:10

"Tu sais, maman, je vais pas pleurer au goûter. Il y a Abdel [NDT : Abdel Beau-Gosse, son pseudo auto-proclamé, le chouchou de toutes les demoiselles de maternelle], et je connais Hawa, et les animateurs ont changé mais il y a Jérôme [NDT : des animateurs sont présents à la cantine tous les jours]. Et puis je jouerai avec Garance !! T'inquiète pas, je vais pas pleurer."

m'a dit ce matin la nounette, pleine de commisération en m'entendant lui réexpliquer pour la 3ème fois en 10mn qu'elle recommençait le centre de loisirs parce que maman reprenait le travail.

 

La poupette a opiné joyeusement du chef et du bonnet quand je lui ai réexpliqué que désormais elle resterait plus tard et que ce serait papa qui irait la chercher.

 

La choupette a continué à se téter-mordiller le poing en bavant avec enthousiasme.

 

L'ours a dit "Ca va aller, ma choupinette, c'est la dernière fois".

 

Les dames-de-la-crèche m'ont rattrapée en voyant mon visage défait "vous pouvez appeler dans la journée !! et même plusieurs fois !! elle a déjà mangé de la compote vendredi, ça va bien se passer ..." Et effectivement, la choupette n'a pas pleuré après mon départ (enfin c'est ce qu'on m'a dit), a joué, rien mangé, et fait plusieurs siestes dans les bras des auxiliaires-puéricultrices.

 

Finalement, il n'y a que moi qui ai pleuré ...

 

(beaucoup).

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 20:21

Voilà, c'est fini.

C'est la troisième fois que je le vis, et la deuxième fois que je le vis avec vous.

J'ai blindé mon sac d'ordi de sacs de M&M's pour faire sourire les collègues. J'ai perdu mon badge. Je ne sais plus où j'ai rangé mon agenda (loin des mains de la poupette c'est sûr mais où ?).

 

Demain, c'est la répétition générale.

Une à l'école et au centre de loisirs.

Une à la halte-jeux, jusqu'à la fermeture.

Une à la crèche (où je présenterai le papa demain matin).

 

Mardi, c'est la reprise, la vraie. Les nouveaux collègues, les nouveaux locaux puisque je suis mutée dans ma ville, à un nouveau poste.

 

Plus jamais ce rythme doux, ce temps pour nous, ces après-midis en bas de la résidence à regarder les mouflettes se rouler dans l'herbe, en caressant la troisième dans le chinado, les yeux un peu brillants de manque de sommeil (mon coup de barre quotidien c'est pile à l'heure de la sortie d'école). Papoter avec les copines-voisines en regardant la montre, en guettant l'arrivée du papa, qui n'est pas encore pressé par le temps.

 

Je sais, ces moments idylliques, c'est l'idée que je m'en fais à présent que c'est fini.

En vrai le rythme n'a jamais été doux, j'aime pas le square, les trois à la fois c'est ingérable, le manque de sommeil faisait de moi une harpie et l'organisation n'était pas simple ... mais quand même, on n'était pas trop bousculés.

 

Qu'est-ce que j'ai fait de tout ce temps passé à la maison ? Que sont devenus tous mes projets, tout ce que j'imaginais ? La chambre de la choupette n'est pas prête, ma machine à coudre est en panne, l'album photo des premiers mois de la choupette attend sa création, je n'ai pas vu mes copines, je n'ai même pas fini ma rééducation kiné ...

 

Ok, ok, j'ai fait un bébé. Le genre qui ne dort pas la nuit et ne vous laisse pas tranquille la journée (si, si, ça existe d'un autre genre, mais pas ici). Le genre parfait, craquant, adorable, mais dévorant.

 

C'était pas facile de garder le petit fauve sans avoir dormi correctement, c'était pas simple de faire tourner la maison, je ne suis pas une super ménagère, je "bugguais" sur le rangement et parfois sur les courses (ah, les 3 mouflettes à la fois dans la supérette à côté ... toutes les caissières nous connaissent). Et les lessives incessantes (détacher, remplir, vider, étendre, ranger) tenaient de l'enfer domestique.

Et il y a des choses que j'aime dans le fait de travailler, même si mon futur poste ne m'enthousiasme pas (c'est la première fois que je regrette de n'être pas rentière).

 

Mais là ça va être de la mécanique de précision.

 

Les journées vont filer ... Mon nouveau poste promet d'être très lourd et le temps gagné sur les transports sera passé au boulot, pas avec mes mouflettes.

 

Et le sommeil ? ça me fait peur.

 

Et puis ma pauvre choupette, projetée brutalement du cocon maternel dans l'univers bruyant, animé et distant de la crèche. L'adaptation ne se passe pas trop mal, mais elle ne mange rien.

Elle lutte de toutes ses petites forces contre les instruments de torture que sont la cuillère et la tétine du biberon ...

elle m'attend.

Elle s'endort d'épuisement, se réveille dès qu'on la pose, et on la berce à nouveau pour qu'elle supporte mon absence.

Oh mon trésor, je te promets qu'on va se retrouver tous les soirs ... mais ce n'est même pas moi qui viendrai te chercher. Tu vas devoir m'attendre longtemps, tu sais, il va falloir prendre des forces ... et c'est mon lait dans le biberon ... (moi qui m'étais promis que plus jamais le tire-lait).

 

Allez, hauts les coeurs.

On l'a toujours su, que la bulle allait crever. Ca fait mal quand elle crève, mais après la routine s'installe tellement vite qu'on ne se rappelle plus la vie d'avant, la vie à notre rythme.

Et puis on s'est bien organisés avec papa. On est rôdés, les sacs sont prêts le matin, on a tous les deux un temps partiel, on va limiter la course infernale.

 

J'ai toujours été très sensible aux pages qui se tournaient. Et là il y a plusieurs pages qui se tournent, plusieurs histoires qui se finissent en même temps.

Plus jamais de congé de cette durée : maintenant en face de moi il y a le travail jusqu'à la retraite, à regarder grandir les mouflettes et passer avec elles trop peu de temps libre.

 

Trop peu de temps pour voir changer ma choupette.

Ma choupette qui ne vit que par moi.

 

Certaines se rappellent que je disais de ta soeur qu'elle était mon histoire avant d'être la sienne.

Toi aussi mon amour. 15 mois de nos histoires entremêlées, c'était déjà une chance inouïe.

 

Maintenant c'est la place pour ton histoire. Tu commences ta vie sans moi.

 

S'il vous plaît, ne me dites rien.

 

Juste, mardi matin, si vous y pensez, peut-être vous entendrez le son de la tendresse qui se disperse dans l'atmosphère ...

quelques rires et gazouillis de bébé chatouillés, des pleurs d'enfant et des cris de mamans, le lave-linge qui tourne et l'eau qui bout dans la casserole, la machine à coudre qui crépite, et une petite odeur sucrée de lait maternel et de gâteaux au beurre. Des moments spéciaux à la surface irisée des souvenirs ...



C'est la bulle qui crève.

Il reste notre vie, la vraie.



 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:18

Ma nounette a une qualité (entre autres) : elle est sociable. Elle se fait des copains de classe, dont les mamans sont sympas, et ça me fait des copines (merci ma nounette).

 

Et justement, le week-end de la Toussaint, comme la nounette a des copains, on est partis avec eux, à 3 familles, fêter Halloween au bord de la mer.

 

La maison de famille trouvillaise était somptueuse (elle appartient aux grands parents du petit garçon dont vous verrez les cheveux blonds sur les photos), décorée avec beaucoup de goût, et située au bord de la plage, le rêve. La pluie normande a été clémente et n'a sévi que la nuit, nous avons eu de beaux moments de soleil.

Les enfants étaient enchantés de leur fête d'Halloween : tous les parents ont apporté leur matériel ou leurs idées, déguisement et chasse aux bonbons au sous-sol de la grande maison : on a fait un tabac.

 Et l'ours et moi on s'est bien amusés en soirée, après le coucher des fauves, à jouer à des jeux de société avec les autres couples.

On est revenus pas reposés (choupette, choupette) mais détendus, avec une dent en plus chez la poupette et 1kg en plus pour moi, rapport aux raclettes, galettes, crêpes, gaufres et autres tiramisu proposés par notre fabuleuse hôtesse (et pourtant j'ai fait attention).

 

Quelques images  !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 20:27

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 20:09

Il a fêté ses 16 ans au printemps. Ca fait vieux, quand même. Ca fait un centenaire, en années-chien.

 

Je l'ai connu tout petit, une boule de poils minuscule, quand ma copine Sandie l'a offert à sa soeur Vivi, qui est aussi une de mes plus anciennes copines finalement (même si on n'a pas usé nos fonds de culotte sur les mêmes bancs de collège).

 

Vivi avait 20 ans, j'en avais 21, Sandie en avait 22. Sandie était toiletteuse, assez douée : faut dire qu'elle aime tellement les animaux.

Si on lui avait dit, à Sandie, qu'elle aurait son fils 3 mois 1/2 après que j'aie eu une fille, et 2 mois avant que Vivi ait eu sa fille.

Sandie avait choisi un petit compagnon pour sa soeur, un beau, un chouette, un qui serait là les bons et les mauvais jours, qui serait un trait d'union entre soeurs, qui porte les pensées de l'une à l'autre, une partie d'elle toujours auprès de sa frangine.

 

On pense parfois qu'un "animal de compagnie" c'est un peu comme un meuble qui bouge. Sandie et Vivi elles savent bien que non. D'ailleurs, la nuit où mon chat est mort, c'est Sandie que j'ai réveillée, pour chercher du soutien, pour savoir quoi faire. Lui, c'était pas un meuble, c'était un membre de la famille.

 

 J'ai connu ce petit personnage quand il était encore un bébé. C'était le fruit des amours croisées entre bichon et caniche, entre nuage duveteux et intelligence affectueuse.

Vivi lui a donné un drôle de nom, un qu'on n'oublie pas, un de nos vingt ans.

On se balladait entre filles sur la plage des Sables d'Olonne, et les autres promeneurs se retournaient sur lui tellement il était mignon.

 

Vivi le gâtait. Outrageusement. Il a même failli en devenir capricieux. Mais il s'habituait à tout, tant que Vivi était là. Comme nous, il a suivi les aventures de Vivi tout au long de ses études. Il a accueilli le mari de Vivi avant qu'il ne soit son mari, et il l'a adopté. C'est dur de ne pas adopter Eric, faut dire. Il m'a connue avant que moi je connaisse l'ours. Il est une partie de ma jeunesse. Il est une partie de la vie de Vivi. Presque la moitié de sa vie.

Je ne sais pas comment il a pris l'arrivée de "Titi", il y a 3 ans 1/2, j'imagine qu'il a dû se demander quelle était sa place. Moi je sais : sa place elle n'avait pas bougé dans le coeur de Vivi. La preuve, il était toujours là sur son annonce d'accueil sur la messagerie du portable.

C'est pas Athénaïs qui l'aurait détrôné, bien sûr, elle l'idôlatre. Elle n'a jamais connu la vie sans lui.

 

Je ne l'ai pas revu depuis plus d'un an, et même à cette époque je l'ai peu vu, rapport aux allergies de l'ours. Il faiblissait un peu, le pauvre, ça se comprenait.

 

Je sais qu'il ne l'a pas fait exprès, je sais qu'il ne savait pas toute la peine qu'il faisait à Vivi. Je sais que même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu empêcher ça.

Je sais que les animaux vivent leur fin mieux que nous, qu'ils l'acceptent, que ça fait partie de leur vie.

 

 

J'ai tenté de joindre Vivi dès que j'ai reçu sa lettre, je sais qu'elle me lit parfois

 

Vivi, je suis désolée de n'avoir pas été là, d'avoir passé si longtemps sans vous appeler, d'avoir ignoré votre chagrin pendant près de 6 semaines.

En vrai, tu sais, si j'ai appelé hier, c'était pour entendre ton annonce, avec encore une fois son nom associé aux vôtres. Mais bien sûr, c'est trop tard.

 

 

Je savais que ça allait arriver, je sais qu'aucun chien sans doute n'a derrière lui une aussi chouette vie.

 

Mais merde. C'est dur, la vie. C'est un peu comme un pan de notre jeunesse qui s'efface avec lui. Je n'imagine même pas le chagrin de ta famille. Tu étais partout, dans chaque bon moment, dans chaque bon souvenir

 

Tu seras un peu là quand même, la prochaine fois qu'on foulera le sable de la plage, une dernière course avec nous.

 

Purée, Junky, tu vas nous manquer. 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:00

Ayé, la nounette a repris le collier.

La poupette aussi a retrouvé les dames-de-la-crèche.

Et on regarde les photos, vu qu'on repense encore aux vacances. Pis il serait temps que je termine avec ces vacances là, entre temps on est repartis et revenus !!

 

Il y avait les goûters, au bord de la piscine ou dans la "petite maison", et les soirées DVD (la nounette protégeant sa soeur quand la poupette avait peur de la panthère dans Tarzan ou des chiens dans le gîte).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon, il y avait l'étang, avec son ponton, ses libellules et ses saules pleureurs.

 

 

Et les chênes (les filles ont ramassé des quantités de glands, une lubie de la nounette), et les champs de maïs (petite leçon au passage pour mes petites citadines).

 

 

Il y avait l'arrière du gîte, la vue sur les meules de foin et les champs voisins.

 

 

 

 

 

 

 

Il y avait les jeux de société, ceux que maman-en-or avait glissés dans une trappe de Silver le Kangoo et aussi ceux que les mouflettes ont déballés sur place. Quelques moments en famille ...  dont vous n'aurez pas d'image parce que la nounette avait enrôlé tout le monde pour gagner la piston cup, courir avec Ouioui ou jouer à la toupie mystère.

 

Il y avait ... l'anniversaire !!! rha oui, la nounette a fêté ses 4 ans. Il y aura un billet dédié, quand même !!

 

Il y avait aussi les copains-copines du gîte (on les distingue parfois sur les photos), et des mouflettes sans cesse en mouvement.

La preuve en images

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

     

Des rires, de l'énergie, de la bonne humeur.

Une chouette semaine.

 

 

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 20:41

Ca me fait trop délirer comme date.

Je me dis, il y a plein de bébés tout neufs dont ce sera la date de naissance.

 

Remarquez, la poupette n'est pas passée loin du 8/8/8.

 

Pour le 11/11/11 on passe notre tour. Pour le 12/12/12 aussi.

Pis après c'est moins drôle, sauf à inventer un 31 février pour faire le 31022013

 

C'est mon côté "j'aime bien les chiffres"

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La vie a plus d'imagination que les rêves (La Belle Histoire, Lelouch)