Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:55

Le goût du chocolat.

La première neige.

Le rire de tes soeurs.

La lumière du matin qui filtre par les fenêtres.

Le clapotis du bain.

Les chants de Noël.

Le rugueux de la barbe de ton papa.

Le bleu du ciel de printemps.

Le vert tendre des premiers bourgeons.

Le vent sur ta peau.

Le son mouillé des gouttes de pluie qui s'écrasent sur la poussette double, rose et bleue.

Le velours d'un coussin.

La tiédeur sucrée des seins de ta maman.

 

Il faut que Chris te survive, et qu'il le vive pour toi.

 

Adieu petite Eden qui va mourir tout à l'heure. Que la nuit te soit douce, et peuplée de nos rêves pour toi. C'est dur de les éteindre en même temps que ta flamme. 

 

Repost 0
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:57
Eden entre ciel et terre.
Un mois c'est court pour toucher autant de gens.
Je voulais te connaître.
Je voulais savoir qui tu deviendrais, avec la rage qui t'anime, qui a fait déjouer tous les pronostics, au-delà de l'amniocenthèse qui, pour réveler le secret de tes gènes, a mis ta vie et celle de ton frère en péril ... Au-delà de ces longues semaines où le corps médical assurait que sans liquide amniotique, sous la pression de l'utérus tes poumons ne pourraient pas se développer, et qui articulait en silences les initiales "I-M-G". Au-delà de l'angoisse, de la fatigue de ta maman qui a tenu tête, obstinément, avec ton papa, avec tes grandes soeurs dont la cadette n'a pas 18 mois encore ...
Et tu es née, et tu es née vivante, et tu t'es battue, même mieux que ton frangin.
On n'en revenait pas, tu sais, j'en étais transportée - et pourtant jamais ma vie n'aura croisé la tienne et de ta mère je ne connais que la voix, et l'écriture sur un forum. Tu étais là, tu passais le kilo ...
Je ne sais pas ce qu'est cette saleté qui t'a infectée, qui t'a affaiblie, qui va avoir raison de ton courage et de ton combat.
Je ne sais pas comment ta maman va vivre sans toi, ou avec toi mais de l'autre côté.
Je ne veux pas que tu passes de l'autre côté. Je veux te connaître.
 
Un si joli nom, Eden.
 
Un mois pour s'emplir de toi, il faudra que ça suffise pour toute une vie. Celle de tes parents, de tes deux soeurs, de ton jumeau. Et pour nous.
Et toute cette éternité déchirante à vivre dans les heures qui arrivent ... A savoir que la médecine a baissé les bras, et qu'il reste ceux de tes parents qui t'ont si peu touchée, ta maman, l'odeur de sa peau - est-ce que tu la perçois ? J'espère que oui.
 
Je voulais te connaître, Eden.
Et à défaut, je veux qu'on sache quelle petite personne extraordinaire tu es. Pendant que tu l'es encore de ce côté du néant.
 
Eden entre ciel et terre.
Repost 0
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:31

Et voilà, on s'en va !!!

On part passer 2 semaines dans un coin où il fera plus chaud, sans doute beau, un gîte avec piscine, chèvres, lavande et peut-être même un peu de montagne en arrière-plan.

Bon la seule chose qu'il n'y aura pas c'est du réseau, j'espère réussir à vous poster quelques images à notre retour ...

Car c'est là que ma nounette fêtera ses 5 ans ...

 

On revient juste à temps pour la rentrée.

La première rentrée de ma poupette.

La dernière année de maternelle de ma nounette.

Et la première année debout de ma choupette (qui ne marche pas encore mais qui est motivée).

 

A bientôt !!

Repost 0
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 20:55

A l'heure où j'écris ces lignes, de tous les coins de France et même de Belgique,

des familles de copinautes se préparent, pour le long voyage, la traversée du pays, le passage de frontière ...

pour se retrouver toutes chez notre copinaute Audrey

comme nous nous étions retrouvées il y a 2 ans chez notre copinaute Mumu et il y a 3 ans chez notre copinaute Fanfan.

 

Après les Pays de Loire et l'Isère, nous voilà près de Boulogne Sur Mer ...

Certaines sont déjà arrivées, d'autres sont dans le train, d'autres comme moi viennent de préparer le sac et d'imprimer l'itinéraire, les tartes à la bière refroidissent dans la cuisine et la batterie de l'appareil photo est en charge.

 

Eeeeh oui, c'est la 3ème RIM (Rencontre Intergalactique des Mamaout 2006) et la nounette est toute excitée. Faut dire qu'elle commence à bien connaître certains des petits héros de cette grande fête (la choupette ne sera même pas la benjamine).

Dire que la poupette a l'âge qu'avait sa frangine lors de la dernière RIM (ça m'a frappée parce que sur les images je reconnais, sur le dos de l'aînée, les robes que la cadette porte en ce moment ... ça pousse, tout ça).

 

On est bien contents de la rencontrer, Audrey : à la dernière RIM elle avait voulu faire la route, quelques semaines après la naissance de son petit dernier. Elle était tellement épuisée qu'elle avait fait un malaise sur le trajet, appel des pompiers sur l'aire d'autoroute, obligée de faire demi-tour : l'ours et moi on ne l'a donc jamais vue.

Et d'ailleurs un grand merci à mon ours qui a beau être plutôt, euh, ours, fait l'effort de venir à chaque fois (avec une mouflette de plus dans les pattes à chaque RIM), et joue très gentiment le jeu.

 

Je crois qu'on sera en plus petit comité que les fois précédentes : il y a des déménagements en cours, des reprises du travail après le dernier enfant, et puis c'est à un bout du pays et tout le monde n'a pas le temps ou les moyens du voyage.

Ca fait quand même une quinzaine de mamaouts et une marmaille à ne plus savoir les compter, des ados aux portes du bac aux bébés 2011 ...

Et puis il nous reste à visiter les groupes de mamaouts de Bretagne, de Bordeaux ... d'Ile de France ?

 

J'espère que j'aurai l'occasion de vous poster des images comme je l'avais fait il y a 2 ans, d'ores et déjà un immense coup de chapeau à Audrey (un amour de maman de 2 petits zébulons) qui est à la hauteur du travail inoui des hôtesses précédentes !!

 

 

 

Repost 0
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 18:27

Peut-être que la vie est faite de périodes.

Comme le pointait joliment ma copinaute Karine après la naissance de sa petite 4ème (!), il y a peut-être un temps pour être amoureux collés, un temps pour être parents de bébés, un temps ensuite pour se retrouver, soi-même et en couple ...

 

L'époque des bisous-dans-le-cou du Choupinours est assez lointaine, ça fera bientôt 5 ans (il me pressait mon jus d'orange et mettait des bougies autour de la baignoire !). Aussi lointaine que l'époque où je faisais poser un masque sur mes cheveux, pendant que je retouchais le vernis de mes ongles de pieds, en feuilletant un magazine. Presque aussi lointaine que l'époque où l'ours fendait l'air sur sa moto (qu'il a vendue depuis faute de l'utiliser, je n'ai rien demandé mais je suis soulagée).

Où on regardait ensemble les catalogues de voyages en hésitant, traverser l'Afrique ou juste les parcs animaliers ? la Jordanie, cette année ou la suivante ?

 

Avant, je dormais, même plutôt bien.

Avant, j'étais intelligente, je lisais plein de livres, je faisais des études. J'avais une carrière et je partais en mission sur d'autres continents, dans d'autres hémisphères. 

Je sortais le soir, j'avais une vie sociale, je voyais les films avant la sortie en DVD, j'achetais l'Officiel des Spectacles et j'étais abonnée à Tickenet. C'était l'époque où les boîtes empestaient la cigarette, masquant l'odeur de la sueur (yeah).

Je faisais du sport, je m'habillais avec attention. J'écoutais de la musique.

C'était le temps d'avant, quand j'étais au centre de ma vie.

 

J'y pense parfois, je ne le regrette pas. Avant, je rêvais à ce que ce serait maintenant. Et j'y suis. 

 

Depuis bientôt 5 ans, c'est le temps des bébés.

Plus on a de bébés, plus on se demande comment on pouvait être déjà débordés avec un de moins ?

L'appartement est un capharnaüm, l'ours tenant à distance de toute son énergie le bazar moufletien qui enfle chaque jour et ramène inlassablement les playmobils au milieu du séjour comme le ressac ramène les algues sur la plage.

Les matinées sont maigres. Surtout le week-end où on se traîne pour nourrir les fauves affamés - qui viennent nous déloger le matin "maman, le mouton il est debout" (réveil-mouton, NDT, interdit de se lever tant qu'il y a l'image du mouton qui fait dodo ).

J'ai une cicatrice qu'on ne voit pas, et 8kgs de bourrelets qu'on voit bien.

Je ne me sens plus jamais seule aux toilettes.

J'ai des dessins de princesses à afficher au boulot.

J'ai 3 boulettes qui se précipitent vers moi quand je rentre le soir ...

... et je ne parle que d'elles.

Elles emplissent ma vie, elles la font scintiller, elles lui donnent un sens.

Et j'en redemande.

 

Ma vie à moi, ma vie d'avant, ma vie qu'elles ont transformée, ma vie est passée entre parenthèses.

 

C'est une période. Il y en aura d'autres.

 

Et justement, avec l'école sont arrivées les copines-voisines-mamans d'élèves.

Celles avec qui on se raconte nos histoires de mouflets, on compare les médecins, les instits, les baby-sitters, les jouets d'éveil ... on copie les bonnes pratiques, on papote.

On a un nouveau réseau.

On recommence à parler de spectacles  (OuiOui ou Blanche Neige et les Sept nains ?) ou de cinéma (Samy la Tortue : les lunettes 3D ça va pour les tout-petits ?).

Et mes copines, elles ont des enfants un peu plus grands. Elles revivent. Elles matent des séries TV. Elles ont un style vestimentaire. Elles font de la gym.

 

Elles se désolent, on ne peut pas me laisser comme ça.

 

Ca commence par le coiffeur où on m'accompagne la veille de ma reprise du travail - coupe Dessange, s'il vous plaît (avé le fauteuil qui masse le dos pendant le shampoing).

Ca continue avec une ordonnance de l'ophtalmo pour changer la monture de mes lunettes, et puis l'adresse d'un dermato pour faire épiler ma moustache (bouh le complexe), tout ça va bien finir par aboutir.

Et puis il y a une blouse qu'elles m'offrent pour mon anniversaire, en m'expliquant comment l'ajuster et avec quoi la mettre.

 

Et puis il y a les soldes.

La veille, les copines m'ont pilotée pour faire des repérages.

Je ne peux pas dire que ça m'enthousiasmait. Menfin j'arrête de croire que je vais réussir à perdre ce surpoids. 14 mois de régime sans y parvenir, tant pis, je me refais une garde-robe - et si l'an prochain c'est trop grand, je ne serai même pas mécontente !

J'ai posé une demi-journée, et je me suis laissé guider. L'objectif des filles était de me "moderniser".

 

C'était un grand moment, 3h chez Zara, Pimkie, H&M ... je vous fais le script :

"Ma chérie, cet imprimé c'est pas possible ça ne te va pas du tout !! pourquoi ? mais parce que ! tu es brune, c'est pas possible. Regarde c'est terne, c'est pisseux, tu ne le prends pas mal hein mais ça ne te va pas ! Tiens regarde ça c'est joli, et puis faut de la couleur ! et regarde, ça c'est fluide, c'est agréable, c'est quand même beaucoup plus moderne que tes tuniques bobo. Et tu ne le prends pas mal, hein, mais tu vois quand tu mets la ceinture là ça cache ton ventre, faut pas mettre la ceinture là sinon ça le souligne, parce que tu ne le prends pas mal hein mais bon c'est vrai qu'il est un peu rond, faut tout miser sur tes jambes, viens on va te chercher des chaussures".
C'était classe, hein ? je sais, j'ai du bol. Toutes mes autres copines sont jalouses.

 

C'est le temps des mamans.

 

Et maintenant que la choupette nous a fait 5 nuits d'affilée de 21h à 6h - même si là c'est fini - on sent qu'on va pouvoir revivre (pis entre l'éclosion de pois roses, les dents qui affleurent et les oreilles qui la chatouillent on se dit que c'est juste un souci de santé ... normal : ça fait 8 jours qu'on a arrêté les antibios, statistiquement elle devrait retomber malade).

 

Alors voilà, je suis habillée (et pas juste vêtue à la diable), je suis coiffée, je suis chaussée ...

 

Et hier, on avait expédié la grande à un goûter d'anniv (c'est toujours 3h de gagné avec seulement 2 mouflettes), on est allés faire des courses (en famille, le pied).

Et paf : je me suis surprise à acheter une râpe pour mes pieds (admirez la transition : ça se voit que j'ai dormi ?)

J'ai râpé, j'ai massé avec de la crème exfoliante, c'est pas encore tout doux mais c'est mieux.

J'ai les ongles des pieds vernis (si, si ! ok, c'est le vernis des filles, rose nacré qui sèche en 40 secondes - c'est comme ça qu'on a découvert que la poupette savait compter).

J'ai des livres que je lis.

La machine à coudre prend un peu la poussière, mais je suis sur d'autres challenges.

 

C'est le temps des mamans.

C'est mon temps à moi. La parenthèse clignote. C'est pas fermé, et je n'ai même pas hâte.

 

Je vous ai parlé du passé.C'était bien, ça m'a donné le temps de me construire. C'est passé.

J'attends parfois un peu de la liberté que peut-être me donnera le futur.

Mais je savoure mon présent.  

 

Elle est chouette, ma vie.

 

Et surtout depuis quelques jours, depuis que j'ai le sentiment qu'à présent, je la conjugue aussi au temps des mamans.

 

 

Repost 0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:56

Comme l'indique le titre de ce billet, nous sommes partis - et d'ailleurs nous sommes ailleurs.

 

Ca fait bien longtemps que je n'ai pas raconté nos vies (surtout la mienne).

Il y en a, pourtant, des trucs à raconter - la chasse aux oeufs à Trouville, l'anniversaire de l'ours, la fête d'anniversaire de la choupette, la visite de tonton David et de son amoureuse Siriol ...

 

Il y en a des images à mettre ...

 

Mais il n'y a pas beaucoup de temps. On est en plein surmenage (surtout moi), alors une fois n'est pas coutume, nous voilà partis pour une vraie semaine d'évasion au bord de la mer - et, on espère, un vrai repos.

 

La nounette a déjà, au bout de 20mn de séjour, manqué se sectionner le bout du pied en courant pied nus dans l'herbe (c'est pas comme si on lui répétait pas tout le temps de mettre ses sandales). On a eu un peu peur, on a essuyé beaucoup de sang et beaucoup de larmes mais finalement elle a accepté des chips : on s'est dit qu'on pouvait attendre pour les urgences ... Elle n'a pas mal à la piscine donc ça devrait guérir vite.

Et l'ours éternue en continu à cause d'une allergie dont la cause reste mystérieuse, ça pourrait bien être le pré voisin plein de graminées en fleurs ? L'ours est tout congestionné.

 

A part ça, il fait beau, il y a une piscine chauffée, on est près de la mer - et de mes copines d'enfance - et les filles se sont trouvé une 'tite copine (dans le gîte voisin il y a une petite fille de l'âge de la nounette qui sèche aussi l'école, mauvais parents).

 

Donc à bientôt de nos nouvelles, en vous souhaitant une bonne semaine

(chouette assonnance )

Repost 0
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 00:29

L'automne, c'est la chute des feuilles.

 

Le printemps, c'est la chute des poils.

 

Repost 0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 20:30

Aujourd'hui, j'ai l'âge que l'ours avait quand je l'ai rencontré.

Ca fait bizarre, hein ?

 

Sauf que moi, j'ai 3 enfants. Et toc.

  

Lui quand je l'ai connu, il était un pauvre célibataire errant tristement dans un aéroport, âme en peine cherchant l'étoile qui le sauverait de cet obscur désert sentimental qu'était sa vie quand il avait ... l'âge que j'ai aujourd'hui.

  

OK, moi aussi j'y étais, dans l'aéroport, célibataire aussi, et même, j'étais dans le même groupe, en route pour découvrir l'Egypte. Mais moi j'étais jeune et bohême, et j'étais partie avec ma cousine et notre rêve commun, découvrir le Don du Nil. 

Bon, j'ai vu plein de temples et autres trésors, de désert de pierre, de poissons dans la Mer Rouge, et de journées sur une felouque.

Et pis dans la foulée j'ai rencontré l'ours.

Qui avait l'âge que j'ai.

Pis je l'ai sauvé de son désert sentimental, on a fait plein d'autres voyages, et même on s'est lancés dans la grande aventure : on a fait 3 boulettes mouflettes.

  

Et me voilà, 9 ans plus tard.

Un âge où je me rappelle ma mère, quand elle avait le même.

C'est marrant comme âge.

Ca fait sérieux.

Ca fait mûr.

Ca fait Mère-de-Trois-enfants. Genre mère de famille rangée, s'occupant de sa petite tribu, de son intérieur, ménagère de moins de 50 ans, etc. Peut-être femme active, dynamique au boulot, en plein développement de sa carrière, jonglant avec les "obligations" familiales et rentrant pour embrasser ses lutins maculés de peinture ou de chocolat fondu ...

  

Ici il y a Maman-en-or, Bonne-à-marier, Working Mom (si, si, elle est apparue il y a quelques semaines) ...

et puis il y a moi. J'ai pas changé.

J'ai rien changé.

Sauf que mon frère jumeau a 38 ans.

 

BON ANNIVERSAIRE, FRANGIN !!

Il est là (à gauche)

  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et il est là (à droite)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a grandi, hein.

On va avoir 40 ans.

 

Non ?

Si.

Non.

Si.

NON !

Si.

 

C'est juste pas possible.

Mais bon, c'est la vie qui va.

 

Alors voilà.

Aujourd'hui, c'était mon anniversaire.

Sans doute le plus morne de toute ma vie, en fait.

Pas de fête, pas d'apéros copines, juste une pauvre journée banale.

Juste des milliers de morts au Japon, juste des vies en suspens sous la menace terrifiante d'une révolte des atomes que des apprentis sorciers ont prétendu domestiquer.

Ca c'est sûr, comme le pointait l'ours, on n'oubliera pas.

 

Juste aussi plein de messages de mes copines (merciii!) et la chaleur de ma petite famille.

 

Je suis partie ce matin au bureau, après que l'ours m'ait souhaité un bon anniversaire (en vrai il l'a fait à 1h du matin, bah oui, c'est l'avantage d'être réveillés souvent, on peut s'y prendre tôt ... au 3è réveil de la choupette et avant que la nounette ne vienne nous secouer parce qu'on avait oublié le pot au pied de son lit, en réveillant du coup la choupette enfin endormie, laquelle a mis si longtemps à se calmer qu'elle a fini par réveiller la poupette).

J'ai déposé à l'école ma nounette, qui a offert à la maîtresse son chouette dessin du lundi - que j'avais affiché au mur en oubliant que c'était pas pour moi ...

J'ai assisté à toutes mes réunions, j'ai séché la fin de la dernière pour sauter dans la voiture récupérer ma nounette et on a dîné d'une salade améliorée d'un peu de saumon fumé (enfin ce qu'on a réussi à arracher aux mouflettes qui en sont friandes) et le fondant au chocolat labellé DDF&B (direct dans les fesses et le bide) cuisiné la veille par Bonne-à-Marier.

J'ai soufflé ma bougie avec l'aide des filles ... et là, étincelle d'émotion : il y avait à mes côtés une petite mouflette de plus que l'an dernier ...

 

J'ai ouvert mes cadeaux, des enveloppes de ma famille, des cadeaux de l'ours et de Crème de Belle Maman.  

 

Et voilà, c'est passé.

 

J'aime bien fêter mon anniversaire avec un vrai cérémonial. Il me faut un rituel pour changer d'âge. Il me faut aussi du monde, de l'animation, quelque chose qui sorte de la routine.

 

L'ours avait acheté des biscuits apéros, j'ai cru un peu qu'il m'aurait préparé un apéro surprise en rentrant ... mais bon, un jeudi en semaine, en même temps, je n'étais même pas surprise de découvrir qu'en vrai il n'y avait pas pensé.

Limite j'étais un peu triste qu'il ne leur ait pas fait faire un dessin hier. Mais eh, il faisait beau, ils sont allés au parc.

 

Déjà, il avait distribué aux mouflettes (les 3) des petits paquets remplis de cadeaux pas si petits.

Et il a accepté que je visionne le DVD de Mamma Mia. (Si ça c'est pas du cadeau ? dans le genre abnégation ? )

 

Mais l'an dernier, le vrai, le grand, le précieux cadeau de l'ours

c'était la petite carte. Celle où l'ours m'avait mis des "mots d'amour".

Sa version du concept, s'entend.



L'ours se dit infoutu d'écrire une lettre d'amour.



Je le crois.



D'ailleurs ça l'a un peu sauvé de l'émasculation il y a 3 ans, la fois où j'ai retrouvé sur mon PC, dans son espace, un fichier intitulé "Mon amour, ma vie". Une lettre. Que je n'avais pas écrite.

 

En fait, il avait fait une recherche internet pour des modèles de lettres d'amour - vu que je le tannais pour avoir des mots doux.

 

Ouais, c'est l'ours, quoi.

 

Donc l'an dernier, pour mon anniversaire, l'ours a fait un découpage de chansons qui parlent d'amour, en ajoutant quelques phrases sur nos oisillons, et il m'a recopié tout ça dans une petite carte avec des coeurs, glissée dans une enveloppe dorée.

Je l'ai lue tous les soirs pendant une longue période.

Et pis on s'est fait la tronche et j'ai arrêté.

 

Mais bon, les avantages acquis sont les avantages acquis, hein, moi j'ai le droit une fois par an à ma déclaration.

 

alors, ma carte ?

l'est où ?

 

Repost 0
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:28

C'est vrai que j'aimerais bien qu'il me dise des mots tendres.

Que j'aimerais bien avoir des bisous dans le cou comme "avant".

J'ai rêvé d'un compagnon tendre, câlin, affectueux. Je l'ai trouvé, j'ai fait 3 mouflettes avec lui. Et il l'est resté, tendre, câlin et affectueux - mais avec ses filles. Et ça me manque. C'est la seule chose qui me manque, son regard.

 

Parce que pour le reste, faut le dire, il assure.

Plus ma charge au boulot devient pesante, plus la pression de mon travail m'écrase, plus je suis écartelée entre les demandes contradictoires qui arrivent à tout moment et de toutes parts, plus je suis aspirée par un emploi du temps dont la maîtrise m'échappe totalement ...

plus l'ours reste stable, pilier de la maisonnée, paisiblement ancré dans un quotidien où les filles trouvent leurs marques avec entrain.

 

Le kiné (quand il est venu pour essorer la choupette) me l'a bien dit : un homme qui choisit de rester en 4/5è et s'occupe sans sourciller de ses 3 petites, il n'en avait jamais vu avant, c'est "the one".

Bien sûr, quand l'ours ralouille que les boulettes sont  des bourriques épuisantes, je ricane "bienvenue dans ma vie !". Quand il pointe que certes, il est en congés, mais garder les 3 à la fois c'est pas vraiment des vacances, je jubile "bienvenue dans ma vie !". Ayé, il prend la mesure, arf arf arf.

Pour autant, je mentirais en disant que c'est confortable, comme situation. C'est dur, de tout laisser entre les mains d'un autre que moi. C'est moi, la maman, ça me manque.

 

Et plus je suis débordée par le travail, et plus l'ours assure à la maison. Calmement, avec ses limites, sans jamais se plaindre. Il continue à faire sa part des tâches ménagères, et parfois même un peu plus ...

(comme quand il lance une machine pour laver tous les draps de la nounette qui est "presque" propre la nuit, le "presque" signifiant en ce moment la matérialisation toutes les nuits à 2h du matin d'un lutin silencieux à côté du futon parental  => looping assuré : on ne sait jamais depuis combien de temps elle attend là debout ..."maman/papa, mon pyjama est mouillé ..." (et le drap aussi, faut tout changer, et vider le pot qu'elle a atteint trop tard).

 

Je suis coincée en réunion tard ? il va, avec les 2 petites récupérées à la crèche, chercher sa 3è mouflette au centre de loisirs sans une protestation. J'ai des horaires de dingue pendant les vacances scolaires ? il surveille, nourrit, divertit, baigne les filles, et même il les promène (seul avec les 3 au square ou à la médiathèque, même pas peur). Ok, il s'en occupe avec peut-être un peu plus de DVD et un peu moins d'inventivité dans les menus que ce que j'aurais fait ... et encore c'est même pas sûr.

Moi je joue les courants d'air, partie avant le réveil, rentrée tard, parfois présente en coup de vent pour le déjeuner. Je rapporte quelques jeux achetés à la volée chez le marchand de journaux, je m'efforce de préparer quelques gratins ou crumble de légumes pour quand je suis absente, j'essaie d'étendre un peu de linge, faire les sanitaires, des bricoles. C'est pas moi la "mère au foyer", c'est pas avec moi que les filles passent leurs journées.

 

Allez, pour moi c'est un mauvais moment à passer.

 

Mais quand même, je voulais le dire, il assure.

Parce que grâce à lui, c'est que pour moi que c'est un mauvais moment. Les filles, elles vont bien. Elles ne savent même pas que c'est rare, un papa qui assure comme ça.

 

Et avec tout ça, on arrive même à se faire un jus d'oranges pressées le matin, histoire de se montrer qu'on a pensé à l'autre. C'est tout ce que j'arrive à faire pour lui en ce moment. Ca et préserver son sommeil autant que possible.  

 

Et lui ?

Il assure.

 

Demandez aux filles, elles sont en vacances, c'est l'éclate ...

Ouais, c'est vraiment un ours, l'ours.

Et je ne sais pas bien ce qu'il me trouve, et c'est pas comme s'il me le disait.

Mais moi je l'aime.

Repost 0
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 21:34

Aujourd'hui c'est le lendemain du jour le plus pourri de sa vie, j'espère, pour une copine à qui je tiens.

 

Je ne l'ai pas vraiment présentée.

 

On s'est rencontrées autour de la naissance de notre premier enfant, pour elle, Anouk et moi, et le deuxième enfant de Virginie - sur une discussion dont le titre était "Un sein ou deux pour la tétée ?".

Oui, on allaitait toutes les quatre nos petits bouts, tous nés sur une période de 2 mois avant l'automne 2006. De quoi nous rapprocher ... On a papoté sans trêve, celle qui s'absentait un moment retrouvait toujours le chemin de la discussion ... jusqu'à la naissance de la poupette et son accident, là j'ai perdu le fil.

Depuis, on continue à se suivre par blogs interposés. Je vois Anouk une fois par an. C'est ballot, vu qu'on habite dans la même région, mais je suis incapable de secouer ma fatigue et d'affronter les transports ou la circulation pour la voir plus souvent avec son petit Achille, qui n'a que 5 jours d'écart avec ma nounette ...

J'ai rencontré Virginie une fois avant la naissance de son petit dernier Macéo, quand Jillian commençait à marcher (la nounette pas encore) et que Calvin était le petit garçon le plus adorable de toute la galaxie.

 

Et on s'est revues, toutes les 3, un soir brièvement où Virginie était de passage à l'occasion d'un mariage. Le soir où elle a découvert ce que les mots "circulation" et "bouchons" voulaient dire (et pourtant elle vient d'une ville où le traffic est dense). On était bien contentes de tomber dans les bras les unes des autres, même pour un dîner express ...

 

La seule que je ne connaissais pas c'était Aurore. Faut dire qu'elle habite rudement loin dans le sud. Et nous on ne va jamais rudement loin dans le sud.

Sauf cet été. Vous vous rappelez, quand j'ai supplié l'ours de partir en vacances avant la rentrée, et qu'on a trouvé in extremis une location dans les Pyrénées Atlantiques.

Dès que j'ai su ça, j'ai évité de réfléchir, j'ai appelé Aurore. Déjà, c'était bizarre de lui parler en vrai (c'est fou, on papote on papote mais on ne connaît pas nos voix). Et en plus, c'était pour demander si en remontant on pourrait venir s'imposer à 5 dans sa nouvelle maison, genre, dans 10 jours ? Genre deux jours ?

Aurore est miraculeuse : elle a dit oui. Sans hésiter. Même pas peur. Alors que, je l'ignorais, son chéri était en déplacement.

Elle cuisine comme une déesse, et sa belle-famille très accueillante nous a invités à dîner ... de tomates et haricots verts du jardin comme je ne me rappelle pas en avoir mangé et sur lesquels on fantasme encore avec l'ours.

 

Le nid qu'Aurore et Seb se sont fait est planté au milieu d'une nature tranquille et sereine, ça fait envie, avec l'ours on était tout étourdis de cette simplicité. Et la nounette et la poupette ont bien trouvé leurs marques avec les oisillons d'Aurore, Mattias et Célyan, elles ont bien galopé et joué dans le jardin, et ramassé les légumes du potager (et mis un joyeux bazar dans les jouets).

 

Voilà, c'est le petit groupe.  

On a 9 enfants à nous 4 (plus les papas), et j'espère bien qu'Anouk va faire monter le score cette année, comme elle en rêve.

 

Mais depuis hier, on a 9 enfants et un rêve qui s'est envolé. Je l'ai appris ce matin.

 

J'écrivais à des amies il n'y a pas si longtemps que j'ai beaucoup de chance d'avoir eu des grossesses si simples, et sans complication.

On en a, de la chance.

Parce qu'on n'a jamais vraiment connu l'enfer de l'attente, des années durant. C'était dur, quand la poupette tardait à s'implanter, mais finalement ça n'a pas duré longtemps. Et fallait bien faire une moyenne avec les arrivées inattendues de la première et de la dernière mouflette.

Elles n'étaient pas prévues, mais on n'a jamais eu à se demander si on les gardait. On ne les a pas vraiment calculées, mais tout de suite on les a désirées. Dès qu'on a su qu'il y aurait un bébé, on l'a accueilli dans notre imaginaire. On pouvait.

Jamais on a eu de chemin à faire pour accepter le futur bébé.

On en a eu de la chance.

 

Parce que jamais on ne nous a annoncé que le bébé ne pourrait pas naître, qu'il fallait prendre une décision, la mort ou la non-vie.

 

Parce que jamais on ne nous a annoncé qu'il n'y avait plus de bébé. Qu'il avait cessé d'exister. Le jour où on venait regarder son coeur battre. Un bébé qu'on n'avait pas attendu, comme un moment de soleil venant frapper des vies engourdies dans une paisible félicité, et qui bouleverse tout, et dont on a du mal à accepter l'existence.

Et le jour où on l'accepte, on apprend que fini, c'était une blague, c'était pour voir si vous suiviez ...

Je suis en colère.

Je ne sais pas à quoi elle rêve, la vie.

 

 

Je ne sais pas à quoi elle rêvait pour Eva. Je ne sais pas à quoi pense sa maman, presque 3 semaines après l'enterrement. Je pense à elle tout le temps.

Je ne sais pas comment va Albane, c'est ma faute, je ne prends plus le temps de passer lire les copinautes. Elle et sa maman sont encore tous les jours dans mes pensées. J'espère que l'amélioration résiste à l'hiver.

 

Je suis en colère et je suis effondrée. L'ours aussi. En vrai, il est souvent plus proche de la nature, l'ours, c'est le privilège des ours. Il est triste, moi je suis révoltée.

Moi je ne veux pas qu'Aurore vive cette peine. Et je ne veux pas que Virginie l'ait déjà vécue.

Aujourd'hui, j'ai appris qu'hier Aurore et Seb ont dû affronter cette épreuve-là.

J'aurais bien aimé rêver aussi à ce bébé  -qui est passé le temps d'apporter un train d'angoisse, une poussière de rêve et un wagon de chagrin. Un petit tour et n'arrive pas.

 

C'est dégueulasse.

 null

Aurore, je pense fort à toi.

 

Et comme je ne peux rien faire d'autre, je t'offre juste à toi, spécialement, une petite image qu'on a prise pour toi et que je n'ai toujours pas envoyée aux copines pour qu'elles le postent sur leur blog (je sais, je suis longue en ce moment).

 

Juste pour que tu saches qu'on est 4, et que nous 3 ce jour-là on a pensé à toi.

Et qu'on pense à toi aujourd'hui.

Rien que pour toi, je mets ma trombine sur mon blog, tu mesures à quel point j'ai envie de t'envoyer un signe ...

Prends soin de toi. Et toutes mes pensées à Seb, et aux garçons.

 

 

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Ma vie en mieux
  • Ma vie en mieux
  • : 3 mouflettes en couleurs primaires font toutes les teintes de la vie.
  • Contact

Texte Libre

to be is to do             (Socrate)
to do is to be             (Sophostène)
to-be-do-be-doooo   (Sinatra)

Recherche

Citation

La vie a plus d'imagination que les rêves (La Belle Histoire, Lelouch)