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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 02:00

... pauvre de nous ...

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon anniversaire ma choupette, choupettina, Rebecca Lisa, petit bout d'amour !!!

 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:29

Il était une de trois ...

 

Demain, je vais revivre ta naissance, mon amour. Heure par heure. C'est comme ça pour le premier anniversaire. J'y pense déjà depuis des jours et des jours.

 

Ma petite clandestine qui s'est implantée un peu tôt.

 

Ma petite dormeuse qui, après nous avoir mis à terre, a décidé de faire le tour du cadran toutes les nuits (bé oui c'est toi qui choisis).

 

Mon bébé crampon qui exige une présence dans la même pièce que toi (sinon ? sinon, la crise).

 

Mon bébé rieur qui frétilles quand tu vois ta famille le matin, battant des pieds et des jambes à la mesure de ton excitation.

 

Ma choupette tranquille et pas pressée, qui a mis quoi ? 9 mois à tenir assise, et à s'intéresser au reste du monde ... de ce point de vue, tu es facile à gérer : on te pose, on te retrouve au même endroit (et on te repère au son, vu que si on t'a perdue de vue c'est que tu es seule dans la pièce et ... la criiise). Ton papa pointe quand même que tu commences à trouver marrant de t'agripper aux rebords des lits ou du canapé. Vu le profil de ta moyenne grande soeur, je ne suis pas trop inquiète sur ton avenir psychomoteur. Da-da-da, comme tu dirais

 

Ma cascadeuse élastique qui es tombée de ta chaise haute hier, sangle mal clipsée, j'ai cru mourir de peur. Même pas mal, on n'a toujours pas trouvé la bosse. 

 

Ma téteuse entêtée, qui as refusé de t'alimenter pendant plus de 5 semaines, cassant ta courbe de poids, pour protester contre l'absence de maman-tétine à la crèche. Laquelle maman-tétine s'était promis de remiser le tire-lait, et l'a bien sûr ressorti, le temps que tu te résignes au biberon. Là, ça va, tu as saisi l'intérêt. Tu arrives presque à le tenir toute seule.

 

Ma tête de mule que rien ni personne ne forcera à avaler la pâtée du midi ou du soir, beuark, pas bon le plat maison, pas bon le petit pot, c'est compote ou rien (et de tourner la tête quand tu as fini, lèvres verrouillées, pas la peine de tenter une cuillère de plus). Et que rien ni personne ne pourra détourner de sa passion pour les livres ou les magazines, ceux que papa ou maman ou les frangines sont en train de lire. Et pas les autres, hein, c'est pas la peine de filer un prospectus bidon à la place du cahier de coloriage ou de tenter de te blouser en substituant un autre bouquin à celui que tu vises, vu que celui que tu vises c'est celui que papa ou maman va continuer à lire.

 

Ma pataugeuse, qui éclabousse la planète entière à chaque fois que tu prends un bain, tellement tu frétilles d'enthousiasme. Ca éclate tes soeurs jusqu'à ce que ça les désespère.

D'ailleurs tu en as de la patience, avec deux frangines aussi empressées, que les parents n'arrivent pas à tenir à distance : il y en a toujours une à te tourner autour, te serrer, te bisouiller, te faire tomber, te piquer tes jouets, t'en donner que tu ne veux pas, te faire tourner en bourrique, te faire marrer, te faire pleurer ... vivement que tu te mêles à leurs jeux, hein ?

 

Ca fait plaisir à voir, nos 3 mouflettes ensemble.

Ca nous étonne à chaque fois, de voir vos différences. On te compare, et tu es incomparable.

Tu es incroyable. Tu m'étonnes chaque jour. Tu existes et on te découvre petit à petit.

Tu n'as pas été un bébé facile, ma choupette, encore maintenant quand tu chouines une journée entière je deviens une maman-colère, une maman-tension, une maman qui perd patience. Tu nous auras bien malmenés, mais voilà, mon amour, on t'a désirée, et on te désire encore. Tu es au-dessus de mes forces encore souvent, mais c'est aussi toi ma force, et puis quoi, faut te mériter.

 

Et te voilà. Et nous voilà, là. Demain, 1 an.

Fini de compter en mois. On commence les années.

Mon dernier bébé. Mon poussin ébouriffé.

 

Je t'aime, si tu savais.

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:59

Ou plutôt, bébé coule ...

http://i61.servimg.com/u/f61/09/01/63/29/img_1121.jpg

 

 

 

 

 

Ca bave, ça bave ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais elle est cool ma choupette : ayé, enfin, elle dort la nuit

(bé oui, elle nous a tellement fait de misères qu'on l'a laissée hurler toutes les nuits pendant près d'une semaine, cépôbien mais ce fut efficace ... on pense qu'elle était prête, vu qu'en plus ça fait quelques jours que le papa la couche sans qu'elle moufte et zou, dodo ... qui est-elle et qu'a-t-elle fait de la choupette ?)

Et nous, on va enfin pouvoir se rappeler ce que ça fait d'exister ... j'ai l'impression d'être encore plus fatiguée que quand elle ne dormait pas ...

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:45

Au bout de 3 ans de nuits hâchées - striées - grises, on prend un peu le pli. Il n'y a pas de bonnes nuits, mais il y en a de mauvaises.

Genre, bronchiolite plus gastro, après on s'étonne qu'il n'y ait plus de billets sur ce blog.

 

On va au boulot, on s'ébroue, on se secoue pour faire illusion.

On s'assoupit pendant les réunions dans les grands amphithéâtres trop chauffés où on vous présente des trucs abscons d'une voix monocorde, lumière éteinte (ah ben quand je suis réveillée depuis 3h du matin, je sombre, à ce stade c'est de la légitime détente).

 

On sourit poliment quand les gens s'extasient sur votre bonne mine (zut, j'ai sûrement repris un kilo). On fait le kéké sur le thème "pauvre-de-moi", on récolte des expressions de profonde désolation "mais comment  tu tiens" et là on arrête de faire la mariole vu qu'en vrai, on ne tient pas du tout. Mais bon.

 

On rentre, on s'occupe des boulettes mouflettes, on arrive parfois à rattraper le retard de dévédés que l'ours a accumulés (et on essaie de tenir depuis qu'on a découvert qu'il n'attend même pas qu'on soit d'attaque : ce gougnafier a regardé Quantum of Solace sans prévenir ! ok c'est sûrement une bouse comme la plupart des films que l'ours loue - finalement la seule bonne surprise du mois a été l'Arnacoeur alors que c'était pour moi - mais c'est une James Bond bouse, on aurait pu la regarder ensemble ! il nous inflige bien les films-daubes de vampires ou de polars sans scénario, il pourrait au moins nous attendre pour les blockbusters.).

 

On se couche en serrant les dents parce qu'on va être réveillés dans 1h.

Et là, comme la vie est pleine de surprise, finalement c'était au bout de 15mn - vous savez, juste quand on glisse dans le sommeil.

 

Il faut reconnaître un truc à l'ours : il a le sommeil léger.

 

Chez les copines, les hommes ils ne se réveillent pas. Sérieux, quand le bébé pleure, l'homme pionce. La petite fait ses dents, maman est sur les siennes (de dents), papa écrase.

 

Eh bé pas ici. L'ours il se réveille. Même des fois, je lève une paupière pour lui dire "ah tu vois, on peut la laisser pleurer, elle se rendort" et là je découvre qu'il n'est plus là et que c'est pour ça que la choupette a cessé de pleurer.

Il se réveille, et il se lève, si si si.

Bon on le fait un peu à tour de rôle, surtout que la nounette elle ne nous donne pas le choix : elle vient réveiller son père quand elle a le pyjama trempé et elle se matérialise à côté de moi quand elle a fait un mauvais rêve. Là, c'est maman qui la raccompagne pour la réconforter.

La poupette elle s'en fiche, faut juste la câliner.

 

La choupette, j'ai tranché : à présent je fais la grève. Je refuse de me lever. Elle n'a qu'à apprendre à dormir, moi je sais et je voudrais bien pratiquer.

Donc le papa se lève, avec un dévouement qui force le respect surtout quand on l'a fait soi-même avant, et ...

et il la ramène dans le futon pour que maman allaite le ptit machin histoire de la faire taire.

 

Le petit machin sent que maman est à côté, ça l'énerve, le petit machin veut téter. Toutes les 20mn. Jusqu'à 5h30 environ, là le petit machin s'endort enfin ... et peut roupiller jusqu'à 10h30 du matin sans sourciller (forcément, avec la fin de nuit qu'elle vient de faire elle est cassée), et se réveiller de super bonne humeur.

Elle en a du bol - les 2 grandes ne laissent pas leurs parents dormir aussi tard.

 

Maman-tétine repart au boulot dans un vertige et un sentiment d'hébétude total, entre deux montées de lait qui lui maculent son dernier t-shirt propre, la loose, va falloir trouver quelque chose d'autre à se mettre ce soir (sachant qu'elle ne rentre toujours dans rien et qu'aucun régime ne résiste à son état de fatigue).

 

Maman-tétine ronchonne.

Maman-tétine en a marre.

Maman-tétine se rebiffe.

 

C'est la grève.

 

Une nuit, l'ours débarque avec le petit machin, maman-tétine tourne le dos et fait savoir qu'elle n'allaitera pas.

Fin de non recevoir, même pas en rêve, l'ours se retrouve avec le paquet sur les bras et va héroïquement faire 30mn de tours du séjour pour rendormir le machin. Qui termine la nuit dans son lit, et dort paisiblement.

 

L'ours évite de se lever, la nuit suivante, histoire de s'épargner les 30mn de tour du séjour.

Hurlements rageurs, qui finissent par s'estomper, comme quoi à 11 mois et beaucoup d'accompagnement, petit à petit, le ptit machin finit très bien par trouver le mode d'emploi pour s'endormir, on s'en doutait, avec sa marmotte de mère.

 

Et puis une nuit, 5h30, on se réveille avec les yeux ronds, parce que ça fait 7h que la choupette n'a pas mouiné. On a le ventre qui se tord d'appréhension (ici on sait que les bébés peuvent ne pas survivre à leur sommeil), et là, pouf, la choupette se met à couiner.

Et on galope la récupérer, pour la ramener dans le futon et terminer la nuit sans dormir, à la regarder tétouiller pour finir par se rendormir à l'heure où on se lève.

 

Pis là, coup de bol, c'est l'heure d'été !!! et la nuit suivante, en plus des 7h de sommeil à nouveau, finalement quand la tétouilleuse hurle à 5h30, eh ben il est 6h30.

Elle est pas belle la vie ?

 

Attendez, c'est pas fini.

 

Parce que le soir, on la recouche, après une séance d'essorage kiné et quelques antibios (bah oui, la bronchiolite est repartie, le précédent traitement antibio n'a pas suffi), et là on sait que 2 nuits de 7h consécutives c'est déjà mythologique, faut pas en espérer une 3ème.

Surtout que les grandes nous ont laissés dormir 5h d'affilée. (Je n'ai jamais eu autant de vertiges et de sensation de fatigue le jour suivant.)

 

Donc bon, on se prépare au choc, hein, ça va faire mal, on va encore se faire réveiller toutes les 2h. En plus, on l'a couchée à 21h30 alors que d'habitude elle fait la foire jusqu'à 22h30 (oui elle dort comme une bûche à la crèche, alors le soir elle pète la forme).

 

Le réveil a sonné à 7h ce matin.

Rha lovely

Première pensée, première question : elle est vivante ?

On avait bien entendu la poupette qui a hurlé plusieurs fois et qu'il a fallu consoler (percée de la dernière incisive).

Mais la choupette, que nenni.  

 

Verdict : elle ronflotait paisiblement.

Première nuit depuis sa naissance. Avant ses 1 an, comme quoi tout arrive.

 

Il a fallu la réveiller à 7h50.

 

Bien fait .

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 20:30

Aujourd'hui, j'ai l'âge que l'ours avait quand je l'ai rencontré.

Ca fait bizarre, hein ?

 

Sauf que moi, j'ai 3 enfants. Et toc.

  

Lui quand je l'ai connu, il était un pauvre célibataire errant tristement dans un aéroport, âme en peine cherchant l'étoile qui le sauverait de cet obscur désert sentimental qu'était sa vie quand il avait ... l'âge que j'ai aujourd'hui.

  

OK, moi aussi j'y étais, dans l'aéroport, célibataire aussi, et même, j'étais dans le même groupe, en route pour découvrir l'Egypte. Mais moi j'étais jeune et bohême, et j'étais partie avec ma cousine et notre rêve commun, découvrir le Don du Nil. 

Bon, j'ai vu plein de temples et autres trésors, de désert de pierre, de poissons dans la Mer Rouge, et de journées sur une felouque.

Et pis dans la foulée j'ai rencontré l'ours.

Qui avait l'âge que j'ai.

Pis je l'ai sauvé de son désert sentimental, on a fait plein d'autres voyages, et même on s'est lancés dans la grande aventure : on a fait 3 boulettes mouflettes.

  

Et me voilà, 9 ans plus tard.

Un âge où je me rappelle ma mère, quand elle avait le même.

C'est marrant comme âge.

Ca fait sérieux.

Ca fait mûr.

Ca fait Mère-de-Trois-enfants. Genre mère de famille rangée, s'occupant de sa petite tribu, de son intérieur, ménagère de moins de 50 ans, etc. Peut-être femme active, dynamique au boulot, en plein développement de sa carrière, jonglant avec les "obligations" familiales et rentrant pour embrasser ses lutins maculés de peinture ou de chocolat fondu ...

  

Ici il y a Maman-en-or, Bonne-à-marier, Working Mom (si, si, elle est apparue il y a quelques semaines) ...

et puis il y a moi. J'ai pas changé.

J'ai rien changé.

Sauf que mon frère jumeau a 38 ans.

 

BON ANNIVERSAIRE, FRANGIN !!

Il est là (à gauche)

  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et il est là (à droite)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a grandi, hein.

On va avoir 40 ans.

 

Non ?

Si.

Non.

Si.

NON !

Si.

 

C'est juste pas possible.

Mais bon, c'est la vie qui va.

 

Alors voilà.

Aujourd'hui, c'était mon anniversaire.

Sans doute le plus morne de toute ma vie, en fait.

Pas de fête, pas d'apéros copines, juste une pauvre journée banale.

Juste des milliers de morts au Japon, juste des vies en suspens sous la menace terrifiante d'une révolte des atomes que des apprentis sorciers ont prétendu domestiquer.

Ca c'est sûr, comme le pointait l'ours, on n'oubliera pas.

 

Juste aussi plein de messages de mes copines (merciii!) et la chaleur de ma petite famille.

 

Je suis partie ce matin au bureau, après que l'ours m'ait souhaité un bon anniversaire (en vrai il l'a fait à 1h du matin, bah oui, c'est l'avantage d'être réveillés souvent, on peut s'y prendre tôt ... au 3è réveil de la choupette et avant que la nounette ne vienne nous secouer parce qu'on avait oublié le pot au pied de son lit, en réveillant du coup la choupette enfin endormie, laquelle a mis si longtemps à se calmer qu'elle a fini par réveiller la poupette).

J'ai déposé à l'école ma nounette, qui a offert à la maîtresse son chouette dessin du lundi - que j'avais affiché au mur en oubliant que c'était pas pour moi ...

J'ai assisté à toutes mes réunions, j'ai séché la fin de la dernière pour sauter dans la voiture récupérer ma nounette et on a dîné d'une salade améliorée d'un peu de saumon fumé (enfin ce qu'on a réussi à arracher aux mouflettes qui en sont friandes) et le fondant au chocolat labellé DDF&B (direct dans les fesses et le bide) cuisiné la veille par Bonne-à-Marier.

J'ai soufflé ma bougie avec l'aide des filles ... et là, étincelle d'émotion : il y avait à mes côtés une petite mouflette de plus que l'an dernier ...

 

J'ai ouvert mes cadeaux, des enveloppes de ma famille, des cadeaux de l'ours et de Crème de Belle Maman.  

 

Et voilà, c'est passé.

 

J'aime bien fêter mon anniversaire avec un vrai cérémonial. Il me faut un rituel pour changer d'âge. Il me faut aussi du monde, de l'animation, quelque chose qui sorte de la routine.

 

L'ours avait acheté des biscuits apéros, j'ai cru un peu qu'il m'aurait préparé un apéro surprise en rentrant ... mais bon, un jeudi en semaine, en même temps, je n'étais même pas surprise de découvrir qu'en vrai il n'y avait pas pensé.

Limite j'étais un peu triste qu'il ne leur ait pas fait faire un dessin hier. Mais eh, il faisait beau, ils sont allés au parc.

 

Déjà, il avait distribué aux mouflettes (les 3) des petits paquets remplis de cadeaux pas si petits.

Et il a accepté que je visionne le DVD de Mamma Mia. (Si ça c'est pas du cadeau ? dans le genre abnégation ? )

 

Mais l'an dernier, le vrai, le grand, le précieux cadeau de l'ours

c'était la petite carte. Celle où l'ours m'avait mis des "mots d'amour".

Sa version du concept, s'entend.



L'ours se dit infoutu d'écrire une lettre d'amour.



Je le crois.



D'ailleurs ça l'a un peu sauvé de l'émasculation il y a 3 ans, la fois où j'ai retrouvé sur mon PC, dans son espace, un fichier intitulé "Mon amour, ma vie". Une lettre. Que je n'avais pas écrite.

 

En fait, il avait fait une recherche internet pour des modèles de lettres d'amour - vu que je le tannais pour avoir des mots doux.

 

Ouais, c'est l'ours, quoi.

 

Donc l'an dernier, pour mon anniversaire, l'ours a fait un découpage de chansons qui parlent d'amour, en ajoutant quelques phrases sur nos oisillons, et il m'a recopié tout ça dans une petite carte avec des coeurs, glissée dans une enveloppe dorée.

Je l'ai lue tous les soirs pendant une longue période.

Et pis on s'est fait la tronche et j'ai arrêté.

 

Mais bon, les avantages acquis sont les avantages acquis, hein, moi j'ai le droit une fois par an à ma déclaration.

 

alors, ma carte ?

l'est où ?

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:07

Dernier moisiversaire pour la choupette.

11 mois !!!

 

Notre enthousiasme à lui beugler "joyeux moisi-ver-saiii-re" dans les oreilles est un peu tempéré par la longue file de nuits striées qu'on enfile telles des perles tristes sur un collier dont on ne voit pas le bout.

 

Ok, une bronchiolite doublée d'une gastro, ça donne quelques excuses. J'essaie de me le rappeler, quand je lui en veux de cet interminable enfer. Je pense à d'autres petites filles, dont les mamans aimeraient bien penser que ça va passer. C'est triste mais ça m'aide à tenir.

 

Et puis bien sûr, maladie vaut régression et dès qu'elle se sent mal, la choupette veut à nouveau les bras en permanence. J'ai même plus envie. Je suis fatiguée de tout ça.

11 mois.

Bon, ben, on attend la suite.

 

C'est pas gentil, hein, elle vaudrait d'autres commentaires, ma choupette. Elle a quand même un petit caractère bien trempé et tout joyeux. Elle s'anime au contact de ses soeurs, qui la font marrer autant qu'elles l'étouffent.

Elle nous dédie d'adorables sourires, quand elle va bien.

On a quand même eu un mois entier de répit. J'en ai savouré chaque minute - même la nuit, parce que c'est pas la santé qui l'aiderait à dormir d'une seule traite.

 

Elle se tourne sur le ventre pour attraper des jouets, les rares minutes où on arrive à la poser sans qu'elle hurle. Elle ne tient pas encore bien assise finalement, enfin plutôt elle se banane dès qu'elle tourne la tête, c'est à dire tout le temps, à tenter de suivre ses tourbillons de soeurs ... et quand elle tombe, elle ne sait pas se rasseoir, donc elle se met sur le ventre, se remet sur le dos, elle s'ennuie et elle râle.

Parfois, une frangine rapplique, pour le meilleur ou pour le pire, ça rigole ou ça couine.

 

On la laisserait bien râler, mais pas les mouflettes, et on a beau tempêter, il y en a toujours une pour lui sauter dessus en gazouillant jusqu'à ce qu'elle hurle de terreur ou d'exaspération. Et là faut éparpiller les grandes soeurs, scandalisées de l'injustice (bah elles voulaient juste se montrer tendres) et ballader le boudin de longues minutes pour la calmer. Après ? après c'est l'heure du dîner.

  

Donc elle fait quand même quelques progrès, ma choupette : elle a l'air de savoir ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas.

Et on a droit à des da-da-da, ma-ma-ma, ba-ba-ba bien sonores, pour ajouter ses modulations sonores aux performances vocales ininterrompues des 2 autres.

 

Enfin c'est une esthète. Elle prend son temps.

 

Et quand elle veut elle dort.

Genre, là, ce serait une bonne nouvelle.

Ca nous laisserait frais et dispos pour nous occuper de la poupette qui hurle 2 fois en milieu de nuit (cauchemars ? canines ?) et de la nounette qui nous démontre une nuit sur deux que même sans couches, la propreté nocturne n'est pas acquise ("maman / papa, je suis mouillée ...").

 

On a beau dormir séparément, rien n'y fait, aucun de nous deux ne récupère vu que chacun est réveillé par sa ou ses boulettes.

 

Je ne sais plus parler que de ça. Je ne sais plus penser qu'à ça.

Ca me mine, et ça m'exaspère.

Je lui en veux, irrationnellement, à ma petite dernière.

 

Peut-être, si elle voulait bien dormir la nuit, elle arrêterait de pleurer la journée ? Mmmm ?

 

Et moi je serais de meilleure humeur. Plus patiente. Plus fonctionnelle. Plus marrante.

 

Enfin c'est la vie qui va.

 

Au moins, elles ont la forme, les mouflettes, avec le soleil qui revient. Elles s'efforcent de motiver les fantômes qui leur servent de parents pour aller se faire suer à les descendre les accompagner dans le square,  les regarder s'ébattre en surveillant sa montre pour quand on pourra remonter se poser et faire quelque chose d'intéressant s'extasiant sur leur énergie.

 

Je sais, c'est une période. C'est comme pour le boulot, hein, dans un ou deux ans ça se passera mieux, si, si, on me l'assure.

 

La plus petite boulette, héroïne de ce billet pathétique, dort comme une souche depuis 3h (soupir) pendant que les deux grandes maculent de peinture la table du séjour.

 

Voyons le bon côté des choses : pas besoin de se poser de question sur la contraception.

Encore que ...

la nounette m'a demandé tout à l'heure si j'avais encore un bébé dans le ventre.

Et elle a conclu "ah, on dirait juste que tu as trop mangé alors".

 

Voilà, c'est ça, ma nounette, maman n'est pas enceinte, c'est juste qu'elle a un gros bide.

 

...

 

A partir de là, ça ne peut aller que mieux !!

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:39

Depuis jeudi, on n'a plus qu'un seul bébé à la maison.

 

Oui, jusqu'ici, il y en avait deux.

Aux dires de la poupette, en tout cas.

 

Car dans la famille de la poupette il y avait

Maman (c'est mi)

Papa (c'est l'ours)

Gaga (la nounette) (parfois on a le "r" en milieu de mot)

bébé (la choupette)

et Bébé. Ca c'était ma poupette. L'intonation compte, bien sûr, avec un fort accent tonique en début de mot, et une petite mine mutine.

 

Fallait voir les joutes oratoires avec l'ours. C'est lui qui avait encouragé la poupette à nommer sa frangine, passant de "Mmmm" à "Gaga" (plus reconnaissable).

Il contrait chaque "Bébé" par un "Zaza" sur le même ton.

 

Ca donnait un script de ce type - hautement élaboré :

"Papa, garra, maman, bébé, Bébé !" chantonne la poupette en énumérant les convives à la table du dîner.

"Elsa !" corrige aussitôt l'ours

"BEbé" rétorque la poupette avec un sourire rayonnant de taquinerie, ravie du petit combat qui se prépare.

"Zaza !" affirme l'ours, avec sa voix faussement grondante.

"BEbé !" ricane la poupette, menton levé en signe de bataille, doigt pointé sur son petit torse bombé.

"Zaza" contre-attaque l'ours, tenace.

"BéBE !" maintient sa poupette, pugnace .

"Zaza !" riposte l'ours, en tentant de garder son sérieux.

"Bébé" martèle la poupette, enjôleuse

"Zaza !" tente une dernière fois l'ours, sensible malgré lui à l'espièglerie de sa cadette.

"Bébé ! "conclut la poupette, déjà victorieuse, le fou rire maternel achevant de saper l'autorité de son adversaire.

 

Faut dire, la poupette s'exprime beaucoup ... mais parle peu.

 

Maman-en-or, partant du principe que la poupette n'aime pas être prise en défaut, s'efforce de lui démontrer que c'est pas grave de ne pas prononcer parfaitement. Et qu'il est préférable de nommer un objet approximativement, plutôt que de s'exposer à une frustrante incompréhension parentale - face à un "mmmm" générique qui ne permet guère de décrypter une volonté pourtant très claire.

 

Or donc, Maman-en-or entraîne sa poupette à exploiter les voyelles et consonnes qu'elle maîtrise, plutôt que de "signer" en mimant ses attentes.

Elle l'a même entraînée à nommer les dames-de-la-crèche. Paraît que ça fonctionne !

 

Et depuis peu, la poupette a appris à dire "Nan". Elle le dit beaucoup. Enormément, même. Et toujours avec son petit visage expressif.

Elle sait aussi dire Oui, d'un suave "u-ui" qui réjouira sa tante quand elle l'entendra à son retour des Indes (le "ou-i" clair de la nounette ayant fait les délices de la branche maternelle de la famille).

Et bien sûr, elle sait réclamer du chocolat ("Oa"), faut quand même savoir reconnaître les priorités.

Du coup, maman-en-or a décrété qu'il était temps d'apprendre aussi à dire s'il-te-plaît (beubé) et merci (é-i), nanmého.

 

Tout cela roule, paisiblement, dans une routine quotidienne que la reprise de travail maternelle ne permet guère de secouer.

 

Et voilà que, coup de tonnerre dans un ciel clair, un matin, la poupette a décidé.

 

Jeudi matin, en vrai.

 

Elle a pointé son doigt vers son torse et a énoncé, à l'intention de son papa, un timide "zaza" pour se désigner.

Il en était tout chose.

Il m'a même écrit au bureau pour me l'annoncer.

 

Et depuis, la poupette parle d'elle en disant "zaza" et non plus "BEbé".

 

Voilà pourquoi on n'a plus qu'un seul bébé à la maison.

 

C'est la vie qui va.

 

 

 

 

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:28

C'est vrai que j'aimerais bien qu'il me dise des mots tendres.

Que j'aimerais bien avoir des bisous dans le cou comme "avant".

J'ai rêvé d'un compagnon tendre, câlin, affectueux. Je l'ai trouvé, j'ai fait 3 mouflettes avec lui. Et il l'est resté, tendre, câlin et affectueux - mais avec ses filles. Et ça me manque. C'est la seule chose qui me manque, son regard.

 

Parce que pour le reste, faut le dire, il assure.

Plus ma charge au boulot devient pesante, plus la pression de mon travail m'écrase, plus je suis écartelée entre les demandes contradictoires qui arrivent à tout moment et de toutes parts, plus je suis aspirée par un emploi du temps dont la maîtrise m'échappe totalement ...

plus l'ours reste stable, pilier de la maisonnée, paisiblement ancré dans un quotidien où les filles trouvent leurs marques avec entrain.

 

Le kiné (quand il est venu pour essorer la choupette) me l'a bien dit : un homme qui choisit de rester en 4/5è et s'occupe sans sourciller de ses 3 petites, il n'en avait jamais vu avant, c'est "the one".

Bien sûr, quand l'ours ralouille que les boulettes sont  des bourriques épuisantes, je ricane "bienvenue dans ma vie !". Quand il pointe que certes, il est en congés, mais garder les 3 à la fois c'est pas vraiment des vacances, je jubile "bienvenue dans ma vie !". Ayé, il prend la mesure, arf arf arf.

Pour autant, je mentirais en disant que c'est confortable, comme situation. C'est dur, de tout laisser entre les mains d'un autre que moi. C'est moi, la maman, ça me manque.

 

Et plus je suis débordée par le travail, et plus l'ours assure à la maison. Calmement, avec ses limites, sans jamais se plaindre. Il continue à faire sa part des tâches ménagères, et parfois même un peu plus ...

(comme quand il lance une machine pour laver tous les draps de la nounette qui est "presque" propre la nuit, le "presque" signifiant en ce moment la matérialisation toutes les nuits à 2h du matin d'un lutin silencieux à côté du futon parental  => looping assuré : on ne sait jamais depuis combien de temps elle attend là debout ..."maman/papa, mon pyjama est mouillé ..." (et le drap aussi, faut tout changer, et vider le pot qu'elle a atteint trop tard).

 

Je suis coincée en réunion tard ? il va, avec les 2 petites récupérées à la crèche, chercher sa 3è mouflette au centre de loisirs sans une protestation. J'ai des horaires de dingue pendant les vacances scolaires ? il surveille, nourrit, divertit, baigne les filles, et même il les promène (seul avec les 3 au square ou à la médiathèque, même pas peur). Ok, il s'en occupe avec peut-être un peu plus de DVD et un peu moins d'inventivité dans les menus que ce que j'aurais fait ... et encore c'est même pas sûr.

Moi je joue les courants d'air, partie avant le réveil, rentrée tard, parfois présente en coup de vent pour le déjeuner. Je rapporte quelques jeux achetés à la volée chez le marchand de journaux, je m'efforce de préparer quelques gratins ou crumble de légumes pour quand je suis absente, j'essaie d'étendre un peu de linge, faire les sanitaires, des bricoles. C'est pas moi la "mère au foyer", c'est pas avec moi que les filles passent leurs journées.

 

Allez, pour moi c'est un mauvais moment à passer.

 

Mais quand même, je voulais le dire, il assure.

Parce que grâce à lui, c'est que pour moi que c'est un mauvais moment. Les filles, elles vont bien. Elles ne savent même pas que c'est rare, un papa qui assure comme ça.

 

Et avec tout ça, on arrive même à se faire un jus d'oranges pressées le matin, histoire de se montrer qu'on a pensé à l'autre. C'est tout ce que j'arrive à faire pour lui en ce moment. Ca et préserver son sommeil autant que possible.  

 

Et lui ?

Il assure.

 

Demandez aux filles, elles sont en vacances, c'est l'éclate ...

Ouais, c'est vraiment un ours, l'ours.

Et je ne sais pas bien ce qu'il me trouve, et c'est pas comme s'il me le disait.

Mais moi je l'aime.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:01

 

Oui, elle ne parle toujours pas notre poupette mais maintenant, elle sait dire "non".

Elle a l'âge, faut dire.

Et elle le dit.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:09

Qui l'eût cru ? ma choupette est à 60 jours de son premier anniversaire !!

 

Vous vous rappelez, il y a 5 mois ?

 

Depuis quelques semaines, quelques jours, il y a eu de gros changements.

On n'en est plus là.

Du tout.

 

La choupette mange.

Pas de tout, faut pas délirer, c'est la choupette quand même, elle prend la suite des autres 2 boulettes mouflettes. Elle a un rang à tenir question petit caractère "personne-ne-me-force-à-rien".

Mais elle accepte le lait - je veux dire : un autre que le mien. En biberon, à la crèche. C'est nouveau, et c'est un grand progrès (j'ai enfin remisé le tire-lait).

 

Elle accepte les laitages, sous réserve qu'ils ne soient pas froids (bien sûr, c'est pas du tout une caractéristique des petits suisses qui sortent du frigo ).

Elle tolère les légumes, mais seulement avec un peu de viande, et en quantité assez homéopatique pour l'instant.

 

Dans tous les cas, quand elle voit la cuillère, elle commence par fermer la bouche.

 

Oui, la diversification après 9 mois, faut savoir que les bébés commencent à carburer côté neurones : on ne la leur fait pas.

Elle se méfie, ma choupette. Elle verrouille par principe sa lèvre inférieure par-dessus sa lèvre supérieure (façon "la cuillère ne passera pas"), puis consent à ce qu'on dépose une particule de purée ou de laitage sur ses lèvres. Elle sort un bout de langue. Si ça convient, elle ouvre la bouche. Pas beaucoup, pas longtemps.

Sinon, on peut toujours tenter de faire levier avec la cuillère, rien à faire, elle est plus tenace qu'une huître. On peut toujours faire le clown avec des "aaaa" et des "oooo" pour l'encourager à nous mimer et ouvrir la bouche : elle se marre la bouche fermée.

Vous avez déjà vu un bébé rigoler la bouche fermée ? Moi, un seul exemplaire : le mien.

 

Donc on y va tranquillement, paisiblement, on ruse, on contourne.

Et on termine par la compote. Alors là, ayé, depuis 15 jours elle est conquise, grands moulinets des mains et couinements parce que ça ne va pas assez vite (une fois sur deux elle mouline tellement des poignets qu'elle tape dans la cuillère et en fait gicler le contenu, c'est pas voulu mais ça l'éclate (ouais, c'est super drôle)).

 

Mais il n'y a pas que la nourriture dans la vie.

 

Et ma choupette s'est métamorphosée. Elle qui pleurait sans cesse ... s'occupe maintenant toute seule à jouer, soit sur son petit tapis (elle sait se retourner, même si ça ne l'intéresse pas) soit dans la "bouée" qu'on nous a prêtée. Elle y tient assise sans problème mais s'amuse comme une folle à s'envoyer en arrière, un grand must du moment.

 

 

A la crèche aussi elle sourit à tout le monde et gazouille "babababa dadadada" sur le tapis.

 

Elle y fait la sieste dans son lit à barreaux.

Ici aussi.

 

Et elle interagit de plus en plus avec ses soeurs, qui la font marrer aussi souvent qu'elles la font pleurer ...

 

En fait, elle dormirait la nuit, ce serait le "bébé idéal".

Mais bon. C'est juste notre bébé parfait.

Elle finira bien par dormir ... et nous avec.

 

 

Et vous avez vu ? pour une fois qu'elle est en avance sur ses frangines pour quelque chose :

elle a 2 dents !! sorties à 9 mois 1/2

(3 canines poussent aussi chez la poupette, raison pour laquelle je mentionne le sujet toujours sensible des nuits)

Son grand kif, c'est désormais en fin de tétée de me décocher son adorable sourire repu, à faire fondre la calotte polaire, ouvrir la bouche façon "un petit rab", viser le téton de sa mère pas encore assez méfiante et gnak ! elle mord.

 

Désopilant.

 

C'est ma choupette.

 

Je t'aime. Et j'ai 37 ans de plus que toi, alors ne crois pas que tu vas m'avoir longtemps à ce jeu là.

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La vie a plus d'imagination que les rêves (La Belle Histoire, Lelouch)