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Jamais contente

Mercredi 31 octobre 2012 3 31 /10 /Oct /2012 15:56

Oui je sais, c’est pas vivant une machine à laver.

Elle ne se rappelle pas vraiment, ma machine lavante-séchante, le jour où on est venu l’installer dans le premier appartement que j’avais choisi en emménageant dans ma nouvelle région.

C’était un petit deux-pièces, un peu biscornu comme je les aime, avec une mezzanine très mansardée au-dessus du séjour, sur laquelle j’avais fait monter mon lit. J’ai arrêté d’y dormir après la mort de mon chat, parce que les souris ont trouvé une ouverture et ont commencé à venir visiter.

Et puis l’ours est entré dans ma vie et il n’aurait jamais réussi à y tenir assis.

 

Je l’aimais bien mon petit appartement en désordre, aux volets trop vieux mais à l’intérieur « refait à neuf » par des ouvrier qui avaient salopé le travail. Encore, les poignées de portes montées à l’envers, ça j’avais su m’en débrouiller, mais l’arrivée d’eau trop près du mur pour réussir à visser le tuyau de la machine, je ne m’y attendais pas. Trop tard, l’engin était livré …

Ma machine a donc été reconvertie en guéridon pendant 1 an, devant le comptoir qui délimitait l’espace entre la minuscule cuisine et le petit séjour. Le chat grimpait dessus pour pouvoir atteindre les barreaux en haut de l’échelle et arriver plus rapidement sur la mezzanine.

 

Et puis il y a eu l’ours, et il y a eu le SMS où il me proposait de faire des roulades dans le parc près de chez lui, et puis il y a eu lui-et-moi. Et la machine est allée prendre sa vraie fonction dans son appartement à lui, tandis que moi, je continuais à passer 2h par semaine au lavomatic et déposer mes draps au pressing (à l’époque ils étaient bien pliés !).

 

Et puis il y a eu nous, nous 3, dans un nouvel appartement bien fonctionnel, plus du tout biscornu, mais de plus en plus peuplé. Beaucoup de mes meubles ont disparu, il a fallu faire des tris.

La machine, on l’a gardée, elle a même vu arriver un lave-vaisselle avec la 1ère prime de naissance. Et elle a continué à tourner, de plus en plus souvent.

J’ai ravalé mon écologie et branché régulièrement le sèche-linge, pour venir à bout des draps, des couettes, des serviettes …

Elle a tenu bon, ma machine, elle a vu les bodies, les inserts et les couches, les premières petites robes. Elle a revu les bodies, les premières robes cousues main, les changements de taille de ma garde robe, les changements de mode aussi. Les déguisements, une dernière série de bodies, les tailles de vêtement qui montent ... Les lessives qui s’enchaînent à un rythme de plus en plus soutenu, les saisons qui passent avec les taches d’herbe et puis de boue, et puis d’herbe à nouveau, de chocolat chaud ou de glace au chocolat …

 

Ca fait deux fois qu’on fait venir le réparateur. Elle fait des bruits bizarres en tournant, ma machine, quand elle rince et essore ça dégage une drôle d’odeur. Et il n’y a plus de fonction sèche-linge.

L’affaire des poux a été l’occasion de trop, les draps pendaient à toutes les portes, le linge s’entassait au pied de la machine qui a tourné vaillamment, sans relâche, mais en couinant de plus en plus pitoyablement.

 

Alors hier soir j’ai fait une dernière lessive, le temps de lui dire adieu, et puis on va venir la reprendre et en installer une neuve. Une machine qu’on a choisie à deux, qui répond aux attentes fonctionnelles de l’ours, à mes exigences, qui s’intègrera dans notre appartement, et qu’on a payée ensemble. Ce ne sera plus la mienne : ce sera la nôtre. A l’heure où j’écris ces lignes, on doit être en train de l’installer.

 

C’est que du plastique, du métal et des câblages, ma machine, mais ça me fait quelque chose.

 

Menfin, quand la tuyauterie ne fonctionne pas, il faut s’en défaire, n’est-ce pas.

Je compatis. Pleinement.

 

Adieu ma machine, un petit bout de vie avec toi et c’est passé.

Tu m’as connue célibataire, tu me quittes mère de famille nombreuse. J’espère qu’on ne va pas t’envoyer à la casse mais te donner à un de ces magiciens qui saura te réparer et te permettre de rendre service à un autre foyer.

J’aime pas les adieux.

 

En ce qui concerne ma propre tuyauterie, bonne nouvelle, pas de caillou coincé, on peut se concentrer sur une seule intervention.

 

Par Nounette - Publié dans : Jamais contente
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Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 20:14

Dans le top 10 des expériences de la maternité que je ne voulais pas vivre, ça va surprendre mais je crois que je plaçais la pédiculose (oué j'utilise des mots savants).

 

Bon.

 

La bonne nouvelle, depuis que la maman de G. (la meilleure copine de ma nounette) a trouvé ce matin des poux dans la tête de sa fille ... 

depuis qu'on a bien aperçu, lors d'une inspection attentive suite à son coup de fil, du mouvement dans les cheveux de notre nounette ...

depuis qu'elle nous a confirmé que oui, sa tête la démange depuis hier ...

depuis qu'on a passé la moitié du samedi à shampouiner les 4 individus à poil long de la famille ...

depuis que l'ours a passé le célèbre peigne dans les 3 tignasses de ses mouflettes (oui moi je fais déjà des loopings quand il reste des insectes dans la salade alors l'ours a accepté de se dévouer) ...

depuis que j'ai vaporisé du spray sur tous les textiles que je ne pouvais pas laver (sièges autos compris of course) ...

depuis que j'ai commencé à laver tout le reste (évidemment ça tombe quand le sèche linge m'a lâchée) ...

depuis qu'on a refait le traitement pour la nounette (bah sur les 5 bestioles retirées de sa tête il y en avait une qui bougeait encore) ...

depuis qu'on ne l'a pas refait pour les autres (bah l'ours n'a rien trouvé) ...

...

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9511.jpg

savez-vous traquer les poux ?

 

... C'est qu'on a enfin lavé les housses du canapé.

Depuis le temps qu'on dit qu'on va le faire (et maintenant  j'ai la preuve que ça tient à 60°C).

On a aussi lavé tous les doudous (à 60°C aussi - je croise les doigts pour qu'ils ressortent intacts, ils sont en essorage là).

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9512.jpg

désolée GrosChéri : 80cm, tu ne rentres pas dans le tambour ...

 

 

Et je n'ai plus un seul noeud dans les cheveux.

 

Je n'ai rien trouvé sur ma tête (j'ai traité quand même, okazou). Sauvée par la fatigue ? je me suis écroulée hier soir avant d'avoir couché les filles. L'ours est bien venu me chercher, mais paraît qu'en m'entendant ronfler (bah j'ai un rhume) il s'y est collé seul.

Du coup, pas de  bisou du soir avec les cheveux maternels se déployant en rideau sur le terrain de jeu des parasites nounettiens.

 

 

Enfin on n'est pas sortis d'affaire.

http://i41.servimg.com/u/f41/09/01/63/29/img_9510.jpg

 horreur, malheur ...

 

Bref, j'appréhendais, mais on aura survécu à la première infestion parasitaire. Merci à l'ours qui a assumé l'exclusivité du maniement du peigne (enfin je l'ai fait sur moi quand même, hein).

 

Ca pourrait être pire.

Tiens, par exemple, je pourrais être en train de programmer une opération avec anesthésie générale.

 

(mais je le suis paaaas ... pas encore !

Ma vésicule a un sursis : il y a peut-être un calcul dans le canal cholédoque, hahaha moi je sais ce que c'est et vous pas - pourtant vous en avez un aussi.

Je gagne un IRM - chouette, moi qui choisis toujours les places côté couloir tellement j'ai du mal à être coincée sans pouvoir sortir facilement - et peut-être une deuxième intervention sous anesthésie générale, youpi).

 

Bon, après toutes ces histoires de petits compagnons et de plomberie organique, je vous laisse : je vais aller voir l'état de Mayou et ses copains.

 

Et préparer le flacon de spray de lotion répulsive pour les têtes des mouflettes.

Pendant que j'y suis, je crois que je vais les vermifuger . 

 

Par Nounette - Publié dans : Jamais contente
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 23:18

Depuis la fête des pères, l'ours a ressorti sa PS3.

 

Oui parce que les filles lui ont offert (avec mon aide) le jeu "Toys Story 3".

 

Du coup, la nounette (qui n'est pas à une addiction près quand on parle d'écran) s'est prise de passion pour la manette, le concept, l'univers ... et se roule par terre tous les matins et tous les soirs pour réclamer la péessetrois  => maman-en-or a cadré direct : "trente minutes maxi, et pas de crise quand c'est fini : si tu ne sais pas t'arrêter c'est que tu ne peux pas commencer" ... (et là, la nounette fait la tronche et tente bien quelques petits psychodrames ou autres "tu te prends pour la reine ou quoi ?" qui nous font nous demander à quoi ça sert de n'avoir pas d'ado à la maison).

Ce qui est surtout frappant c'est sa vitesse de progression. Elle commence à être meilleure que son père.

Pendant ce temps la poupette joue avec les figurines Toys Story reçues pendant une visite à Disneyland - elle promène Woody devant l'écran télé pendant que l'ours aide la nounette à diriger son Woody virtuel et que la choupette mâchonne une figurine Buzz.

C'est ça, le rapprochement des générations.

On est geek ou on ne l'est pas (et encore, on refuse de tomber dans la console).

 

Et le soir, pendant que les générations descendantes écrasent (pas pour longtemps, la choupette est bien sûr retombée malade et la poupette sort ses dernières molaires), l'ours joue.

 

Call of Duty et Ramirez, c'est fini.

Heureusement, il reste le nouveau Call of Duty que l'ours n'a pas encore exploré. Sans parler de çui qui va sortir en fin d'année (des idées pour Noël).

 

L'ours fait des courses automobiles, mais ça demande un peu d'organisation : faut accrocher le volant au bureau des mouflettes, ça fait du bruit à installer donc l'ours y joue la journée en général, et les mouflettes se battent pour lui piquer le volant (vous verrez qu'elles passeront leur permis plus vite que moi).

L'ours fait des batailles aériennes aussi, sauf que c'est pas très passionnant à regarder (forcément : ça a lieu la nuit, pour faire réaliste).

 

Heureusement l'ours a ressorti un jeu de guerre.

Eh ouais.

Bad Company, ça s'appelle.

C'est un groupe de nigauds mal rasés et en tenue de camouflage, avec des armes, qui font des blagues vaseuses, et se promènent gracieusement à pied ou en char d'assaut au milieu des lignes ennemies. Ouais, c'est un jeu pour nous, les hommes. Les virils, les poilus. Vous les gonzesses vous pouvez pas comprendre.

Les ennemis, ce sont les carrés rouges sur l'inclusion d'image en bas à gauche (on les reconnaît parce qu'ils nous tirent dessus). L'objectif c'est le triangle rouge. On a des fusils, et des bombes commandées par un boitier qui ressemble à un iphone (c'est gadget, c'est pour nous les hommes).

On ne sait pas pourquoi ce sont des ennemis, hein, nous on est des soldats, juste faut avancer et les dégommer (il y a une voix vaguement féminine dans le casque qui indique la mission, sans trop de détail quand même, c'est pas fait pour réfléchir).

 

Tatata, vous pensez que l'ironie de l'ours a déteint sur moi ? que j'exagère ?

Que nenni. Mais tentons un test.

 

Je demande à l'ours (qui est très concentré) quelle est la mission.

"Là faut tuer tout le monde. Toutes les cibles rouges. Là j'en ai descendu une".

 

HA !

 

CQFD.

 

Quand j'ai demandé à l'ours, en écoutant les blagues désopilantes des autres soldats, si son personnage était aussi couillon, il a répondu "sûrement, on est la Bad Company".

 

Alors pour celles qui s'interrogent, je voudrais dire que mon ours, c'est le champion au jeu-apéro du Lookea-club. Il a une culture générale que je voudrais la même, il cuisine super bien le fondant au chocolat, il sait marcher dans le désert de sable sans effort, et cette nuit il s'est levé 3 fois d'affilée pour bercer la choupette pendant que je comatais misérablement (je ne l'ai même pô entendue hurler les premières fois). C'est quelqu'un, mon ours.

 

Donc ricanez pas trop, ça peut vous arriver aussi.

Par Nounette - Publié dans : Jamais contente
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 12:58

Eeeeeh oui, mes mouflettes aiment les bêtes.

 

Après la tique que ma nounette a rapportée d'une promenade dans les herbes hautes ...

(c'est l'ours qui a officié avec une pince à épiler pour la désincruster, pendant que maman-en-or faisait compter la nounette pour la distraire et lui éviter de se démancher le cou en tentant de voir l'objet de l'inquiétude parentale, heureusement fichée dans son dos au niveau de son omoplate)

 

... on procède à un élevage de vers.

 Enfin je pense, vu comment la poupette se gratouille les fesses. A tout hasard, j'ai vermifugé les 3 mouflettes. Oui, je sais, vous pouvez appeler la SPA.

 

C'est beau la nature.

Par Nounette - Publié dans : Jamais contente
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 10:10

"Maman, c'est drôle, quand tu es assise comme ça (vautrée sur le canapé avec l'ordi sur les genoux NDLR) on dirait que tu vas avoir un bébé.

Mais on n'aura pas de 4ème enfant, hein" conclut ma nounette qui part en sautillant ...

 

laissant sa maman baisser les yeux avec une ombre de désespoir sur ses 8kgs de surpoids, dont la moitié dans le bide, que rien ne décroche même au bout de 1 an de régimes et de privations (entrecoupées de périodes d'alimentation normale pour cause d'énergie basse - mais même pas triché à Pâques). Ouais, vivement la rentrée prochaine, qu'on dorme la nuit et que je puisse reprendre le sport, on veut y croire.

Par Nounette - Publié dans : Jamais contente
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