Dimanche 1 février 2009
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/2009 23:14
Mon bébé, mon amour
une nouvelle nuit s'annonce, une nuit pour moi à regarder toutes les heures ton visage endormi, crispé ou détendu, avec les lumières vertes qui clignotent en arrière-plan aux mouvements de ta
vie.
Une nuit presque comme les autres,
une nuit à sourire en te trouvant encore arrivée jusqu'à mon flanc,
une nuit à sursauter aux bips rouges de la machine
une nuit à ouvrir les yeux à tes gémissements qui enflent - vague de terreur en croyant que ton visage est enfoui dans le matelas, avant de réaliser que non, tu es sur le dos mais tu
tournes la tête de l'autre côté. Vite, te soulager, avant que tu ne réveilles toute la maison. Regard vers le réveil, tiens on a dormi plus d'une heure cette fois.
Tu te rappelles, les premières nuits, quand je dormais assise de peur de ne pas me réveiller au faible son de tes si petits cris ? Tu as pris de la voix mon trésor.
Tu te rappelles aussi ces jours où nous étions coupées du monde et du temps, serrées l'une contre l'autre ... Moi à tenter de t'insuffler mon énergie, de te ramener par la force de mon désir et de
ma certitude que ma vie sans toi n'avait pas de sens. Et toi enroulée contre moi, à cicatriser de ta tiédeur la blessure de cette peur atroce qui m'avait éventré l'âme - et qui pulse
encore souvent.
Toutes ces heures à attendre et espérer que le temps passe vite,
et le temps est passé,
et tu progresses, ma si douce.
Aujourd'hui tu t'es même retournée sur le ventre !
D'accord, en vrai tu t'es un peu bananée en roulant sur le bord de la peau d'agneau pour attraper un jouet sur le côté, mais après tu as réussi à terminer le mouvement en dégageant ton bras.
Et évidemment, ça fait six mois moins un jour que tu es cramponnée à moi jour et nuit, et tu as choisis ton papa comme public pour cet exploit - pendant que j'étais dans une autre
pièce à soigner le rhume de ta soeur.
Tu sais quoi ? Je ne t'en veux pas trop, puisque tu as réédité ton exploit juste devant moi : tu t'entraînais, avoue.
Ma petite miraculée.
Il y a deux ans presque jour pour jour, ta soeur allait avoir 5 mois, et je reprenais le travail. J'ai pleuré toute la nuit.
Et puisque demain, pour la même raison, je ne serai pas là tout le jour de ton 6ème moisiversaire, puisque j'aurai moins de temps pour fêter ta demi-année, je voulais au moins penser à
toi ici.
Je reste avec toi encore un peu,
mon bébé, mon amour,
je ne te le dirai jamais assez
merci d'être restée.
Par Nounette
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Publié dans : Les mouflettes
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